Réunion des interlocuteurs académiques de documentation, Paris, les 24 et 25 janvier 2011

Réunion des interlocuteurs académiques de documentation, Paris, les 24 et 25 janvier 2011

Comptes rendus des ateliers

Deux thèmes d'ateliers : la réforme de la seconde et le livret de compétences

Après quelques mois de fonctionnement, comment envisager la pérennisation des actions, leur évolution avec les équipes disciplinaires et pédagogiques ? Quelle place donner aux apprentissages documentaires dans ces cadres ? quels sont les dispositifs mis en place dans les académies ?

La réforme de la seconde

Participants à l'atelier : Denis Weiss, académie de Paris - Eric Amiot, académie de La Réunion - Bénédicte Hergott, académie de Corse - Katrine Delage, académie de  Bordeaux  - Josiane Aubert, académie de Besançon - Jean-Paul Thomas, académie de Rennes - Pascal Challet,  académie de Nantes  et  Sophie Bon, académie de Reims, rédactrice de la synthèse.

Des situations contrastées
Les situations d'un établissement à l'autre sont assez contrastées. Elles dépendent tout à la fois de l'engagement de l'équipe enseignante, de celle de l'équipe de direction et des conditions matérielles (salles, équipements, ...)
 


Tutorat

Dans tous les établissements dont les participants connaissent la situation, le tutorat est inexistant.

Enseignements d'exploration

Dans le cadre des enseignements d'exploration, les documentalistes interviennent le plus souvent ponctuellement. Il est à noter que certains enseignements s'y prêtent plus que d'autres comme par exemple littérature et société ou ST2S. Ces interventions prennent la forme d'encadrement ou de formation à la recherche documentaire ou de recherches sur les métiers.

Accompagnement personnalisé

  •  La plupart des enseignants documentalistes se sont positionnés sur l'accompagnement personnalisé. Si certains y ont trouvé un cadre pour les formations à la recherche documentaire et un travail sur l'orientation auprès des élèves de seconde, d'autres ont eu plus de mal à s'insérer dans le dispositif.
  • Outre la formation aux compétences info-documentaires, des enseignants-documentalistes  participent aussi à des ateliers notamment autour de méthodologie (prise de notes), de la presse ou dans le cadre de « mini-TPE ».
  • Des problèmes récurrents d’organisation, de locaux, et d'équipement ont été évoqués.
  • Les participants à l'atelier ont également souligné des problèmes d'accès aux ressources et de gestion du temps pour les documentalistes dans la mesure où le CDI est souvent « sur-investi » du fait des modalités d'organisation de l'AP et de sa coexistence avec les dispositifs préexistants (TPE, ECJS, …).
  •  Le constat est fait du manque de formation des enseignants pour la mise en oeuvre de l'accompagnement personnalisé.

 
Le livret de compétences

Participants à l'atelier : Elisabeth Thibaudin, académie d'Aix-Marseille - Evelyne Couvreur, académie d'Amiens -  Thomas Rattier, académie de Caen - Christophe Barbot, académie de Créteil -  Dominique Molin, académie de Grenoble - Sylvie Lebon, académie de Lille - Magali Lesince, académie de Limoges -  Fernand Lin, académie de Martinique - Tania Mayer, académie de Nancy-Metz -  Christophe Poupet, académie d' orléans-Tours -  Pierre Nobis, académie de Rouen - Pascale Bénévent, académie de Toulouse -  Dominique Droniou, académie de Versailles et Emmanuelle Bastien, académie de Strasbourg, rédactrice de la synthèse.

Une situation très disparate selon les académies
Académie d’Orléans-Tours  : des formations sont mises en place à destination des équipes enseignantes. 2 formateurs interviennent dans les EPLE sur deux compétences particulières : les tâches complexes et la pédagogie différenciée, sur deux jours. L’objectif n’est pas de valider toutes les compétences mais de procéder à des remédiations. A chaque fois le professeur documentaliste participe. Des documents sont mis en ligne sur le site académique, par discipline et par compétences du S3C, pour donner des pistes.
Certaines académies utilisent l’outil national LPC, lié à SCONET (Lille, Strasbourg).
Dans l'académie de Créteil
,  les professeurs documentalistes participent à la validation via le B2i, les données sont ensuite transmises au chef d’EPLE.
Dans l'académie de Toulouse, un outil local, EVASAT, est mis en place :  des scénarios pédagogiques intégrant les compétences du S3C constituent son contenu.
Dans l'académie de  Versailles, un  groupe de travail composé de l’IA-IPR EVS et de collègues documentalistes réfléchissent sur les piliers 6 et 7 du S3C pour définir les implications professeur documentaliste.
Sur le site académique de Rouen, sont listées des  compétences info documentaires inspirées par celles du S3C, via la plateforme OASIS, est proposé un outil de suivi.
Dans l'académie de Nancy-Metz,  Pro-Notes est utilisé : le professeur documentaliste peut valider un scénario pédagogique par compétence du socle.
Dans l'académie de  Grenoble, pas de mise en place réelle. Idem pour Caen qui utilise tout de même une application pour valider le B2i, mais sans évaluation du S3C.

Des consignes parfois très différentes concernant un dispositif  national

Un exemple concernant les relations entre le B2i et le pilier 4 du S3C : il existe une grille de correspondance, mais certains items ont disparu. La politique est différente selon les académies : parfois la validation du B2i entraîne automatiquement la validation du pilier 4, parfois le B2i est quasiment abandonné.
Mais il existe une  volonté de mettre en place des passerelles entre la validation du B2i (quel que soit l'outil utilisé, Gibii, Obii…) et celle du S3C, grâce à d'autres outils comme Gibiic, EVASAT…

Prédominance de l'outil de validation et négligence du contenu de formation

Il  faut absolument différencier les deux. Le S3C permet d’évaluer la capacité de l’élève à accomplir une tâche mais on n’évalue pas un ensemble de savoir-faire. Il faudrait davantage se pencher sur le contenu de formation, qui représente des coûts (financiers et humains).
Autre remarque : il est difficile de repérer les compétences qui relèvent de la formation dispensée par le professeur documentaliste. Une suggestion : intégrer les compétences du S3C dans les scénarios pédagogiques mis en ligne sur les Édu'Bases.