Réunion des interlocuteurs académiques - 7 et 8 février 2013 - Paris

 

Paul Raucy - IGEN, Doyen du groupe des Lettres
Au terme du premier mandat de doyen, le groupe des Lettres renouvelle son intérêt au chantier du numérique éducatif. Catherine Bizot s’occupe aujourd’hui de la future Direction du Numérique Educatif. Cette révolution numérique est en marche. Le Rendez-vous des lettres (PNF) porte sur cette problématique, depuis quatre ans. La discipline des lettres montre un engouement pour la chose numérique.

Enjeux et évolution de la discipline :
Nous vivons, et accompagnons, une décrispation des Lettres. On trouve encore des professeurs avec un attachement patrimonial aux Lettres : transmettre un patrimoine de génération en génération. Le patrimoine est déjà constitué et à transmettre, c’est un trésor. On pense moins à la transmission qu’à la conservation : pratiques, usages, relations aux œuvres. Ce terme néglige la dimension du présent, et privilégie le regard porté sur les objets qui le constituent. Pourtant, sans cette transmission, le patrimoine se renferme. Or, il faut envisager les Lettres sous l’angle de la tradition, qui se passe de main en main. Les œuvres que nous lisons, nous les réinterprétons. Elles peuvent nourrir les élèves dans l’avenir qui est le leur, à créer à partir de cette culture transmise par l’école. Il est donc nécessaire de ne pas laisser passer la révolution numérique. Observons non pas seulement ce que nous avons à conserver du passé, mais plutôt à transmettre.

La révolution numérique ressemblerait à celle de la Renaissance : mutations comparables à celle de l’imprimerie dans la transmission du savoir, des textes, des connaissances. Cette renaissance n’a valu qu’en ce qu’elle réinterprétait les textes. On est donc plus vers l’invention d’un monde nouveau qu’une réaction vers le passé. La culture dont les Lettres sont garante ne peut s’envisager que sous l’angle de la transmission : c’est une perspective humaniste. Le numérique est avant tout une question de lecture et d’écriture. C’est une manière d’écrire différente, une manière de lire différente, un ajout à la lecture papier. Ne boudons pas le numérique, et l’inquiétude exprimée par les Lettres face au numérique ne doit pas mener à une crispation.

Une discipline centrale
Les compétences fondamentales du numérique sont celles des Lettres (parler, écrire, lire). La littérature est souvent enseignée sous l’angle techniciste (relation entre forme et sens). On a tendance à cloisonner (ce qui relève de l’histoire, des arts plastiques…) et on risque de dessécher l’enseignement par là même. Or notre discipline est liée aux idées, et c’est une discipline artistique. Il faut retrouver la facilité à travailler avec les autres disciplines, sans craindre de déborder. L’éducation aux médias passe par le numérique : ce n’est pas tant une affaire de tuyaux, mais une affaire de lecture : trier une bonne/mauvaise information, lire et comprendre..

LIRE, ÉCRIRE, PARLER sont traditionnellement cloisonnés Lecture et Langue. Au 1er degré, la LANGUE a été envisagée de manière verticale primaire > secondaire. Il faut sortir d’une vision de grammaire intégralement étudiée au primaire, puis à nouveau intégralement étudiée au collège… sans réussite réelle.

Comment disposer les choses pour que la langue s’appréhende du CP à la 3e. Il s’agit donc de définir des notions noyaux, à décliner en fonction de la capacité des élèves, de passer d’un raisonnement analogique avant qu’il ne soit analytique. Le nouveau programme portera cette réflexion sur la langue.

La dérive techniciste en lecture comme en langue fait perdre son sens aux deux dimensions : la grammaire étudiée à l’occasion d’une rencontre textuelle empêche de faire système. On a intérêt à privilégier le lien entre langue et écriture. Ainsi l’écriture sous contrainte engage une réflexion de l’élève sur le fonctionnement de la langue. On peut mettre l’accent sur la dimension stylistique au lycée, et conserver la pratique d’écriture autour de la langue au collège. Ces mouvements s’opéreront sur les trois ou quatre prochaines années. Le numérique prend une place de plus en plus importante (élèves et professeurs).

Le groupe Éducation aux Médias travaille sur les tablettes : pourquoi la majorité des équipements porte sur les tablettes ? Quelle valeur ajoutée ? Quelles combinaisons d’utilisation ? Quels modèles ? Quelles applications logicielles ?

Questions :
Va-t-on vers une déclinaison des compétences ?
La réflexion sur le socle va vers une redéfinition, sans révolution. Le socle de compétences et de connaissances devient de compétences et de cultures. Pas d’information à faire descendre pour l’instant.

Les pratiques de classe sont déterminées par les examens terminaux : ces examens sont-ils en voie de révision ?
On peut y réfléchir, mais il n’en est pas question pour les EAF.

Blandine Raoul-Réa - coordonnatrice des experts numériques
Ces réunions sont importantes, car elles font remonter du terrain les usages et les innovations. Il est vrai que la discipline est au cœur de la pratique, mais l’usage du numérique fait partie des enseignements à prodiguer. Un accompagnement spécifique est à apporter, pour dissocier par exemple autorité et notoriété.

La DNE est pilotée par Catherine Bizot et accompagne les réseaux de IATCE, indispensables au changement du numérique.

Accompagner l’évolution des pratiques :
Suivre et accompagner les usages liés aux nouveaux services
Valoriser et encourager les expérimentations
Organiser et mutualiser les pratiques, ressources et productions.

Il faut faire remonter à notre expert (Roland Gailleton) par le biais du IATICE, les innovations académiques.
 

Comment le numérique peut-il favoriser le passage du CM2 à la 6e ? Un appel à projets TraAM sera fait avant la fin de l’année. La lettre TIC'Édu 1er degré expose le projet de cycle CM1 CM2 6e.

Projet «École, Numérique et Industrie »
Visant à promouvoir la mixité dans les filières scientifiques, techniques et industrielles, ce projet s’appuiera sur le numérique.

Les collèges connectés
23 collèges connectés ont été identifiés du fait de leur équipement permettant une pluralité des usages. 20.000€ par établissement pour acquérir des ressources : jusqu’où peut-on mener les usages numériques ? Les enseignants réticents au départ modifient-ils leurs usages, au contact du numérique ? Ces questions sont en cours d’évaluation.

Projet SUMO (supports mobiles) piloté par Catherine Bizot
Les tablettes numériques : quels usages sont indissociables de l’outil ? La Délégation Au Nurique attend des retours, afin d’affiner les stratégies.

La perspective d’équipement de tous les élèves en tablettes est-il réaliste ? Et les smartphones des élèves plutôt ne constituent-ils pas une voie plus pragmatique ?
On recherche le modèle de tablette, le type d’usage (domicile ou établissement), et il n’y a pas d’équipement centralisé prévu. À voir au niveau académique.
 

Delphine Regnard - DGESCO Eduthèque
Un nouveau service à destination des enseignants
Un bouquet de ressources des grands établissements publics culturels et scientifiques à destination spécifique des enseignants du premier et du second degré, ces ressources ayant été choisies en lien avec les programmes

Ce portail est évolutif, en voie d’une version 2, voire 3.

L’inscription se fait par adresse académique.
L’opérateur est CANOPE (nouveau Scéren). La demande de contact sera ensuite transmise au partenaire.

L’ambition du portail est de proposer sur un même espace, un accès à un bouquet de services.

L’accès se fait par thème, et/ou par type de ressources. Le téléchargement et l’exploitation de ces ressources peuvent être pour partie exploitables sur l’ENT ou le blog académique.

La plus value d’Eduthèque vient du fait qu’il met en relation le 1er et le 2d degré. Il ne faut pas non plus casser le modèle économique des partenaires. Un établissement peut ainsi tester le service (ex lesitetv) pour ensuite s’inscrire s’il le souhaite de façon plus profonde.

Un système avec moteur de recherche est envisagé, par encore arrêté, de même qu’une connexion via l’ENT de l’établissement.

Le fait de s’inscrire sur le portail permet le téléchargement, en vue d’une exploitation ultérieure. Ainsi, les images HD de la Bnf offriront une exploitation plus efficace (et légale) en classe. De même, le croisement des arts permet de nourrir la réflexion et la culture des élèves. Par exemple, l’étude du Bourgeois gentilhomme peut être par les ressources de la cité de la musique, ou celle de Notre Dame de Paris par celles de la cité de l’architecture.
- Point d’entrée unique
- Gratuité
- Licence globale d’utilisation
 

Les conditions d’usage sont suffisamment larges pour enfin permettre l’exploitation légale des ressources, contrairement à une recherche Google Images. Il est seulement obligatoire de mentionner l’origine de la ressource, ce qui intègre ainsi une part d’éducation aux médias.

Comment s’approprier cet accès massif ?
On peut bâtir des parcours Histoire des Arts diversifiés, en cumulant les ressources téléchargeables. Le but est de mettre le site en application thématique, plutôt qu’en consultation ponctuelle.

Il faudrait permettre l’agrégation de plusieurs ressources, mises à disposition des élèves via un identifiant proposé par leur professeur. Ainsi, autour d’un projet de travail, les élèves auraient une « sitographie » à disposition.
 

Christelle GUILLOT – Académie de Nantes – ENT e-lyco
L’ENT e-lyco est un projet académique, en partenariat région et départements. Déploiement en 5 vagues, achevées. Un ENT 1er degré se déploie. L’intérêt est que l’élève passe de la 6e au BTS avec le même ENT… Les IATICE ont formé les équipes pédagogiques. À Nantes, tous les IATICE disciplinaires sont réunis quatre fois par an, pour penser des scénarios.

L’intérêt de l’ENT permet d’affiner les permissions des espaces individuels des élèves. L’objectif est de faire un suivi, d’avoir un espace à soi, pérenne. Chaque espace a été créé par le professeur, en lien avec l’administrateur et le coordonnateur, dans chaque établissement.

L’élève peut inviter un enseignant sur son blog, et ouvrir son cercle de publication.

Les services proposés
Portfolio :
C’est le carrefour collaboratif de l’ENT. Christelle Guillot en a fait un espace « individuel », contournant le système. Cet espace pérenne se décline en modules : BLOG, AGENDA, CHAT…

Usage du BLOG : l’élève peut créer des catégories. L’enjeu est de laisser un espace de liberté, entre « devoirs » imposés par le professeur en lien avec le cours, et propositions libres, par exemple les films vus ou à voir.

On peut « pousser » de belles ou bonnes productions vers le site du CDI par exemple. Les droits sont établis par la charte affichée à l’entrée de l’ENT. Ce système envisage l’écrit d’élève selon plusieurs strates, du blog personnel au blog de classe, vers un site d’établissement.

Les IATICE rappellent la dimension problématique (illégale) de faire signer une autorisation à la publication sur une période (année scolaire par exemple). Il faudrait faire une autorisation à chaque publication.

On peut amener les élèves à réfléchir sur l’image qu’ils donnent d’eux-mêmes à travers leur page d’accueil.

On peut aussi imaginer une page Facebook par classe, où les élèves mettent en ligne les ressources du cours. C’est une autre forme de détournement.
 

Marie Deroide : projet GAR/Fédération ENT-ressources.
Toutes les réalisations sur les ENT se font dans un contexte particulier : les ENT s’étendent. Comment articuler les ENT avec les ressources disponibles ?

75% des lycées, 63% des collèges ont des ENT.
Le 1er degré est plus complexe à évaluer, car les interlocuteurs et les politiques de déploiement sont moins connus. L’académie de Nantes est en pointe du développement des ENT, de même que dans l’Académie de Nancy-Metz, massivement reliée à la fibre depuis plusieurs années.

Le lien entre les ENT et les ressources (contenus dans et hors de l’ENT) pose la question des accès au service, en jeu depuis 2010. Il existe un référentiel d’interopérabilité, facile à appliquer aux ENT. Mais la situation acutelle présente des limites et des contraintes :
- Pas de supervision des différents acteurs
- Pas de standard de connexion, donc pas d’interconnexion
- Pas de visibilité suffisante sur les usages
- Des contraintes juridiques (CNIL)
La qualité du service est donc non maîtrisée et non optimisée.

Les ressources achetées par les établissement se répartissent en quatre pôles :
- Les ressources de références (11% des acquisitions)
- Les manuels numériques (15% des acquisitions)
- Les ressources numériques (65% des acquisitions)
- Les exerciseurs

Le projet GAR regroupe la fédération des acteurs, depuis l’ENT jusqu’à la ressource. La perception de la structure présente en fait plusieurs aspects, ce qui rend la tâche complexe :
- Lecture technique (Interopérabilité)
- Lecture utilisateur (besoin de services)
- Lecture juridique (CNIL)
- Lecture économique (syndicats d’éditeurs)

Erwan Le Gall – responsable technique des ÉDU'base - ScoLOMFR

ScoLOMFR est un projet dont l’importance commence à émerger : c’est le format support d’échange des ressources entre les ÉDU'base, entre les portails académiques. Il faut donc remplir les ÉDU'base, car il n’y aura pas de visibilité des ressources académiques une fois la migration faite. Il est donc essentiel de cocher la dernière ligne « ScoLOMFR » en fin de fiche.

Les mots clés saisis dans les ÉDU'base doivent s’harmoniser, car la liste est trop longue. Il semble cohérent de se limiter à une grosse centaine de termes.

On ne doit pas saisir :
- Mots autres que des substantifs
- Déclinaison de plusieurs mots
- L’académie
- Les mots « vides » (dét., prépositions…)
- La discipline
- Termes non discriminants

Les mots clés sont à saisir sans majuscule, séparés par un point-virgule.

Delphine Regnard - DGESCO Antidote 8 : de la correction aux aides à la rédaction

Laurent Schuhl – société Mysoft
Le 1er correcteur date de 1986, au Canada, et 1992 pour la France. En 1994, Word intègre un correcteur à son logiciel.
1996, Antidote est créé.
Les différentes générations – ex : C’est une jolie game
1 : non linguistique
Le logiciel travaille par proximité orthographique, sans logique.
Proposition : gage, lame, etc.
2 : linguistique
Analyse grammaticale. Proposition autour de substantifs féminins singuliers. La liste est limitée
3 : classement par indice de fréquence et proximité phonétique
4 (à venir) : analyse du contexte, pour affiner les propositions.
5 (à venir) : élimination des mots « faussement inconnus », avec vérification en arrière-plan sur internet.

L’arrivée du correcteur de Word a forcé les développeurs à faire plus et mieux que Word. On en vient à l’aide à la rédaction.

En saisie, les erreurs prennent en compte les règles complexes, la grammaire en générale, et indiquent la faute au rédacteur, avec possibilité d’accéder à la règle expliquée en pop-up.

On peut enclencher un « inspecteur » de texte, mettant en valeur non pas les erreurs, mais les répétitions par exemple.

Les dictionnaires sont intégrés au logiciel : synonymes, antonyme, rimes, historique… très performant.

La technologie ajoute la description sous forme de règles à l’écriture. Le risque est de privilégier la « préférence » de choix (mode de fonctionnement sur internet), car les statistiques peuvent valider une orthographe incorrecte.

Le correcteur
Le texte est révisé, et indique 3 niveaux de fautes :
Rouge : faute lourde
Orange : simple suggestion
Pointillés : besoin d’intervention car pas de piste
Les fautes amènent par hypertexte vers un guide de grammaire expliquant la règle. De même, il est possible de démanteler la phrase en mots dont l’étiquette grammaticale est définie. L’analyse contextuelle est très poussée : la différence entre ballade et balade est faite en fonction des termes alentour.

Il n’existe volontairement pas la possibilité de « tout corriger » d’un seul clic. Ainsi, l’implication du rédacteur. Il est possible de créer un dictionnaire individuel pour chaque élève, ce qui permettrait de faire écrire des dictionnaires par les élèves.
 

Les filtres :
On peut analyse un texte avec différents filtres très puissants, allant jusqu’à la sémantique. Ainsi, le logiciel va regrouper les termes « positifs », « péjoratifs », etc. De même, pourront être comparées les origines lexicales des termes employés. On dépasse ici le cadre de l’aide à la rédaction, pour aller dans l’analyse lexicologique des textes d’auteur, ce qui ouvre encore les possibilités.


Les dictionnaires : env. 125.000 mots, soit deux Petit Larousse.
Outre les définitions, le dictionnaire des synonymes, des antonymes, historique, Antidote permet de travailler par « rimes », cooccurrences, et autre segmentation lexicographique.

Patrice Renaud – DGESCO
Antidote semble un excellent outil pour les élèves dys. Il met en œuvre les règles, et dissocie le fond de la forme en extrayant le texte de son interface de traitement de texte.

Philippe Godiveau (Orléans) souligne que pour avoir soumis des copies d’élèves dys à Antidote, le résultat est très mitigé. Le logiciel est déstabilisé, et ne perçoit pas les erreurs de négations, ou les mots trop erronés.

Carlos GUEIRERRO (Aix-Marseille) : En voyant l’outil, on trouve que l’élève a besoin d’un certain niveau d’écriture. Le logiciel peut-il définir à partir de quel moment le texte est inintelligible ?


Réponse de Druide - Le logiciel a été pensé pour aider les élèves faiblement dys, et ne permettra pas d’aider les cas trop lourds. En revanche, l’assiette d’utilisateurs aidés est très large.

Il convient toutefois de prendre en compte la diversité des publics touchés, et notamment les élèves en situation de handicap. La DGESCO est à la recherche de scénarios pédagogiques, il faut les faire remonter.

Le coût par poste pour une trentaine de postes est de 50€/poste.
 

Visite nocturne du Musée d’Orsay
À l’initiative de Delphine Regnard a été organisée une visite du musée en nocturne, pour clore la 1re journée des rencontres. Un moment magique.

Un musée qui se tourne vers l’éducation
L'offre importante du musée d'Orsay cherche à toucher le monde de l'éducation afin de lui faire découvrir ses collections, couvrant la période 1848-1914.
Trois expositions arrivent, notamment sur Gustave Doré le 18 février. Beaucoup de créneaux ont été réservés, le succès pour les groupes scolaires est important.
Chaque mois un spectacle gratuit est proposé pour les scolaires. Pour Gustave Doré, des oeuvres musicales et scéniques sont montées.
En partenariat avec la Bnf, une exposition virtuelle va être créée. Le tirage d'une plaque de cuivre, Doré et le paysage, les méthodes de l'artiste seront montrées en vidéo.
À partir du mois de mars, le musée de l'orangerie proposera une exposition sur l'architecture.
La brochure collège lycée est mise en ligne chaque rentrée de septembre. L'intégralité de la programmation est disponible à partir du 15 août. On peut ensuite s'inscrire à partir de mi septembre.


Les fiches pédagogiques sont calibrées pour les enseignants (22 en tout ) sont proposées, allant de l'analyse de l'oeuvre au parcours dans le musée. Le site comporte par ailleurs un plan interactif qui indique la place des oeuvres dans le musée.
Le module DECOUVERTE propose une visite interactive en classe, organisée par date, auteur, thème, mouvement, etc. On constate donc que la production artistique de cette époque est très variée et prolifique. On comprend que le public du XIXe siècle ait pu être déstabilisé en son temps... La proposition peut aussi être aléatoire.
Un plan de formation est proposé, pour l'instant en pause faute de formateur.
Les journées inter-musées ont mis en place des partenariats avec le théâtre de l'Odéon, la comédie française... On aura ainsi une journée inter-musée sur Victor Hugo, Gustave Doré, etc.
Des spectacles comme l'opérette sont proposés.
Des conférences audio sont mises en ligne, autour de problématiques universitaires notamment.
Pour venir au musée d'Orsay, il convient de contacter le plus tôt possible, afin de disposer d'un créneau de visite ou de guide. Attention : n'utiliser qu'un seul mode de réservation (internet OU téléphone OU fax).
Le musée d'Orsay attache une grande importance à l'ouverture culturelle de chaque élève du territoire, avec une attention particulière pour les établissements sensibles. Des avantages financiers sont consentis. Tarif normal :52€, réduit 40€, voire une exonération totale selon négociation. De plus, des spectacles GRATUITS restent proposés.
Question: En ligne, peut-on créer un espace personnel pour le professeur, pour ensuite constituer un port folio ?
> ce sera proposé d'ici 2 ans, sans doute sur le plan collaboratif.
La gestion des droits reste un gros problème. On a du mal à acquérir les autorisations pour la diffusion sur internet. Le partenariat avec Eduthèque devra répondre à ces questions.
Vous proposez de croiser les musées dans votre projet inter musée. Est-il envisageable d'avoir ce croisement en ligne ?
On peut penser à cette disposition en effet, puisque les théâtres avec lesquels travaille le musée d'Orsay ont d'ores et déjà des extraits filmés.
Orsay va chercher à optimiser le site afin d'améliorer la navigation, que ce soit moins cloisonné. Le projet Google art museum propose des vues en HD de beaucoup de ressources. Un partenariat a été signé avec le ministère de la Culture.

JOUR 2
Blandine Raoul-Réa - coordonnatrice des experts numériques - TraAM
Les TraAM recherchent des projets pluridisciplinaires mettant en œuvre l’éducation aux médias. Il s’agit de faire remonter les projets via Roland Gailleton.

En mai 2014, un PNF éducation à l’information (à Marseilles) sera mis en place, pour les formateurs.

La DGESCO voudrait mettre en place des TraAM pluridisciplinaires, sur académies.

Le nouveau référentiel B2i fait apparaître des compétences nouvelles, du CP à l’université. Le B2i lycée peine à se mettre en place… Il est toutefois important de souligner la nécessité de travailler le B2i au lycée. Le référentiel lycée est proposé sur éduscol.
 

Malika Macha - Obii lycée
Cette plateforme permet de faire interagir professeur et élève, afin de valider le B2i lycée. Cet outil est d’ores et déjà utilisé dans 8 académies. Le problème évoqué sur le terrain est que les professeurs trouvent les items détachés de leur pratiques, en dépit du fait que les compétences sont souvent pour partie acquises à cet âge. Toutefois, l’attitude responsable ne s’acquiert pas de manière intuitive et instantanément : c’est l’enjeu de ce B2i lycée.

Dans l’académie de Bordeaux, les formations « B2i » ont toujours porté sur les compétences à acquérir plutôt que la manipulation, assez simple, de l’outil de validation.

Il n’en reste pas moins que beaucoup de chefs d’établissements se focalisent sur le LPC, qui intégre à la compétence 4 le B2i.

Obii est divisé en DOMAINES, divisés en COMPETENCES, elles-mêmes divisées en APTITUDES. Un système intégré calcule les famuex 80% de réussite, délivrant la validation. C’est le chef d’établissement qui doit mettre en place la plateforme au sein de son établissement, et désigné le responsable B2i, qui n’est pas forcément le responsable informatique.


Etienne DURUP – Responsable du site Internet Responsable Les droits : Les devoirs des élèves sont-ils des œuvres ?
« Il y a œuvre à partir du moment où la production porte la marque de l’originalité de l’esprit de son auteur, et de sa marque ». On ne peut pas répondre à la question des droits de manière simple et binaire. Si je reconnais qu’un travail d’élève est une œuvre, puis-je la publier, la diffuser ? Il faut s’intéresser au code de la propriété intellectuelle :
- Le mérite ne peut être un critère discriminant les œuvres publiables (celle n’ayant « aucun mérite »), de celles relevant du génie humain.
- La destination de la production (c’est un travail, pas une œuvre) n’est pas un critère, pas plus que son genre (pastiche…).

Seul le juge peut établir la propriété intellectuelle d’une production, en qualifiant la démarche artistique.

En définitive, la meilleure technique reste de ne pas se placer en situation de doute : les précautions élémentaires sont à prendre (demander l’autorisation d’exploitation de cette œuvre) permet une diffusion sereine.

Le site Internet Responsable diffuse des fiches LEGAMEDIA reprenant les principales situations, ayant été rédigées par la cellule juridique du ministère.

Licence Creative Commons
Cette licence est reconnue par la DGESCO. Le ministère de la Justice a d’ailleurs publié une licence IP, elle-même sous licence CC.

Les travaux d’élèves
Tout travail n’est pas une œuvre, dans la mesure où l’originalité doit être avérée. En revanche, passer tout travail sous CC, en mentionnant son auteur, préserve des risques.
Pour ce qui est de la production des professeurs, elles n’appartiennent pas de facto à l’Éducation nationale. Ainsi, le statut de fonctionnaire n’exclut pas celui d’auteur (excepté pour ceux « validés par une autorité hiérarchique ».

Les œuvres téléchargées

Wikimedia Commons (entre autres) permet de garantir jusqu’à un certain niveau de la liberté d’usage de certaines ressources. Bien que cela ne soit pas un gage absolu, cela atteste de la démarche honnête de l’enseignant.

Delphine Barbirati – Académie de Grenoble – L’application Candide sur Tablette iPad
En partenariat avec Orange, 5 expérimentations ont été lancées en lycée (GT et Pro). Grenoble (comme Bordeaux) est à la pointe de l’expérimentation Tablette.
- Travailler la dissertation
- Compléter une approche de Voltaire

Les démarches étaient différentes. En quelques semaines, le rapport à la tablette a changé : de centrale au départ, elle est devenue un outil, au côté du livre papier, de feuilles et stylos. Les usages ont révélé que les élèves avaient montré une motivation très forte. Les oreillettes permettaient de travailler en individualisation, de même de que flâner sur Youtube, le tout en répondant aux demandes du professeur.

L’observation aura révélé également la mise en œuvre de compétences, en dehors de tout cadre (type Livret Personnel). En lycée professionnel, la posture pédagogique du professeur aura par ailleurs varié : de même que la tablette, il devient un périphérique. Une conférence filmée rendant compte en partie de l’expérimentation est disponible sur le site de l’académie de Grenoble.

En collège RRS, des élèves de 4e, décrocheurs, se sont vu délivrer une tablette tout le temps de l’expérimentation. Il devaient produire et présenter des exposés pour les autres élèves du collège. De plus, le rapport à l’enseignant, du fait de l’objet, n’aura pas été le même que face au capot d’ordinateur.


Karen Grandrémy – Clermont –Les usages pédagogiques du Cloud
À partir de l’ENT, il fallait faire venir les élèves sur une plateforme mutualisant les ressources, les formats, etc. L’ENT de l’établissement ne présentait pas des caractéristiques techniques satisfaisantes.

On a donc couplé l’ENT avec une solution autre, ici Skydrive, afin de mettre à disposition des ressources de façon ergonomique. Les dossiers créés peuvent être partagés, avec des droits variables, via un simple lien hypertexte.

On peut penser aussi à Google Drive, Dropbox, Moodle, qui propose des services similaires.

 

Nicolas Waeffler – DGESCO
Toute solution Cloud classique (DropBox, Drive, Skydrive…) est hébergée aux Etats Unis, interdisant en principe l’utilisation dans le cadre de l’EN. En revanche, Office 365 propose une licence globale, gratuite pour tout établissement. La DGESCO préconise l’utilisation dans ce cas-là de cette plate-forme, dans la mesure où :
- elle est hébergée en Europe
- le propriétaire des documents reste son auteur.

Tablettes et solutions mobiles

Avec un adaptateur ad hoc, on peut relier un vidéo projecteur une tablette en wifi. Le dongle Miracast pour les tablettes Android et Windows. À ce jour, les académie répartissent leurs investissements en 3 tiers : Android et iOs, puis Windows pour un petit tiers.

La clé produit un réseau wifi, et dialogue avec le video projecteur. Il n’est cependant pas possible de connecter un PC + une tablette au Vidéo projecteur.

Jean-Michel Leclercq – Directeur délégué partenaires - service D’col du CNED
Adressé à des 6e en ZEP, pour accompagner l’entrée au collège d’élèves en retard sur les compétences du palier 3. Il n’était pas question de délivrer de service numérique « sec », mais bien un accompagnement.

Sur un an, en présence d’enseignants (un du collège et un du CNED). 22.000 élèves sont touchés par le service, dans 1.400 établissement.

Il est demandé aux équipes d’identifier les élèves « éligibles » à D’COL.

Activités : Le niveau des activités, après avoir été revu à la baisse, est revenu à celui de début de cycle 2 (CE2) afin de mettre les élèves en réussite. On peut, grâce à un tableau de bord, identifier la progression de l’élève, et les activités réalisées ou à réaliser.

Communication : Dans un premier temps asynchrones, les demandes des élèves étaient limitées par le faible niveau syntaxique. On est donc passé à des questions enregistrées.

Ensuite a été mis en place un agent conversationnel (AC), sous forme d’avatar, nommé TOM. Il s’agit d’une base de connaissance. Initialisé au mois d’octobre 2013, il connaît l’arborescence du site. 80% des messages au départ étaient des insultes…
Il analyse le langage type SMS et le CNED développe les réactions afin de les adapter au plus près : l’AC doit-il reformuler la question fautive ? Y répondre ?
En cas de besoin, on peut être mis en relation via l’interface. Ainsi, la plateforme propose des permanences. Lorsqu’un élève discute avec un tuteur, le temps moyen est de 15’. La qualité de la réponse et de l’enseignement est privilégiée, mais il faut rationaliser le temps passé.

La demande date du Ministre, le 10 décembre dernier. Il a donc fallu mettre en place un système dormant depuis septembre, opérationnel, mais à activer. Les élèves ont encore une fois été reconnus « éligibles » par test au mois de novembre, et seront retestés en mai, afin de mesurer leur marge de progression. Il faut voir le dispositif comme un maillage, dans et en dehors de l’école, afin d’accompagner les élèves « moyens moins ».

Certains élèves, qui progressent, se plaignent d’être inscrits à l’année, sans pouvoir sortir du dispositif. Ils ne peuvent donc pas bénéficier des activités proposées par ailleurs. Enfin, ce type d’exercice invite au zapping, et les élèves inscrits, en fin de session, sont incapables de préciser leurs activités.

Il nous faut des retours. Si on constate que les marges de progression ne sont pas satisfaisantes, on ajustera le dispositif.

Ce système ne semble pas correspondre à la progression telle qu’on l’envisage pour les élèves FR langue maternelle, dans la mesure où le problème relèverait de la mise en place des reflexes cognitives, plutôt que de la capacité à répéter une tâche.

Il faut mettre en place des groupes de travail au sein de chaque académie, qui devraient proposer un retour.
Françoise CAHEN – Académie de Créteil Exemples d’activités créatives autour de Candide, Médée, La Peau de Chagrin
Comment accompagner avec les TICE la lecture suivie, cursive, analytique, par des activités créatives. Il convient de privilégier le lien entre lecture et écriture. Les questionnaires de lecture ne développent pas chez les élèves le plaisir de lecture. Il convient donc de diversifier les supports de travail pour s’adapter à l’hétérogénéité des élèves.

Chaque semaine, les élèves ont un nouveau devoir à produire, fixé par le professeur. Les retours d’expérience sont excellents. Les élèves sont 3 par groupes, et les formats/genres sont définis à l’avance . La lecture de support est accompagnée : pas d’un seul bloc, et progressivement demandée (portion par portion).

Un blog de classe permet de partager les travaux, pour les élèves qui le souhaitent. On variera aussi les modalités de travail (seul/en groupe, exposé/papier, etc.).

Les articles de journaux et les reportages
Les élèves produisent des œuvres inspirées des journaux à sensations, des pastiches de vieux journaux, reprenant, au détour d’un « article » un élément du roman ou de la pièce.

Certains élèves ont produit des enregistrements audio, à la manière d’un reportage radio. Des détournement d’images de journaux TV ont permis de lier texte, lecture et vidéo.

Les Bandes-annonces
Ce type de projet engage son auteur, avec une vraie recherche esthétique et une démarche d’argumentation défendant ses choix. Le fait de lier musique, vidéo et texte est très motivant.

Des publicités
Plus humbles, mais très intéressantes à travailler.

Des tracts de propagande
Ce type de projet engage son auteur, avec une vraie recherche esthétique et une démarche

Des projets plus insolites
Certains élèves ont produit des musiques (rap par exemple), ou encore proposé des audio guides pour la présentation de lieux, ou des saynètes de théâtre.

Une grille d’évaluation est produite et sert à la notation. Celle-ci est connue à l’avance.

Des constats :
Ce n’est pas parce qu’on invente qu’on n’analyse pas l’œuvre.
C’est une façon de mettre en valeur les talents diversifiés du groupe (prise en compte de l’hétérogénéité)
Les parents voient d’un bon œil l’investissement

Dans la même perspective, le travail d’Ariane Bach, sur son blog bavardismes, a été évoqué par Dephine Regnard, avec diffusion d’une vidéo.

Virginie Pfeifer – Réunion – LITTERIS Plateforme d’écriture contributive.
Bien que non institutionnelle, cette plate forme a été créée par les professeurs de lettres eux-mêmes en php et mySQL. On peut créer des sujets dont la date de péremption sera ou non déterminée. Il s’agit d’une interface de type « forum », mais qui permet de travailler individuellement, avec suivi des productions et des « commentaires » du professeur.

Une palette d’outils a été implémentée, sous forme de menus déroulants, permet à l’élève de retrouver toutes les ressources lui permettant d’amender son texte.

Ce système permet la collecte facile de productions d’élèves, de création d’anthologie, de roman de classe…

Le mode d’emploi est sur le site compagnon.

Les perspectives de développement : plusieurs idées sont apparues
- Un e-Twinning de professeurs de lettres. Tous les professeurs pourraient créer leur projet, présenté de manière chronologique, invitant d’autres enseignants à collaborer.
- Proposer un module de chat, en direct. Ainsi, cela se substituerait aux chat type skype, Facebook… afin de recentrer sur l’activité et éviter le parasitage. Toutefois, ce module serait convocable à volonté, sans l’imposer.
- La palette d’outils pourrait être rendue paramétrable. Chaque professeur pourrait proposer ses raccourcis.
- Pour clarifier le classement, on pourrait attribuer des couleurs aux sujets afin d’identifier leur contenu.
- L’archivage : l’élève devrait pouvoir conserver l’accès à ses productions.
- Ouvrir la plateforme aux autres académies. Les approches des élèves différents apporteraient de la diversité face aux thèmes traités, et créeraient une émulation.

Roland Gailleton – Expert Lettres DGESCO – Les traAm
Lire, écrire, s’informer, se cultiver : état des lieux des propositions


Académie de Paris : Les jeux sérieux dans les ENT
Le jeu sérieux est-il un moyen intéressant pour former les collègues ? Utiliser ce média toucherait les professeurs, afin de leur faire comprendre les enjeux de l’innovation pédagogique.
Scénarisation de 3 jeux-concours
Scénario 1 : concours d’écriture numérique (avec Serge Bouchardon). Faire connaître la littérature numérique et former les collègues à l’écriture élève de littérature numérique.
Poussés par S. bouchardon, les élèves publient leurs productions et un jury (GEP + S. Bouchardon) décernent les prix.

Scénario 2 : Cluedo en latin. 3 projets en cours, sous forme de jeux interactifs. Des plaidoyers sont réalisés, dans les collèges concernés.

Scénario 3 : Le livre qui a changé ma vie. Par interview, l’entourage des élèves est interrogé, et les vidéos sont mises en ligne sur le site académique

Etat des lieux des ENT disponibles
Biblio/sito graphie sur les jeux sérieux.
Académie de Créteil: La différenciation, comment gérer l’hétérogénéité ?
Plusieurs projets sont proposés, autour de l’accueil des primo arrivants. Des exercices en auto-évaluation sous forme de livrets didapage ont été publiés.
Académie de Dijon: (pas d’axe fédérateur)
14 scénarios avaient été lancés, mais tous n’ont pas été suivis. Travaux bientôt publiés :
Traduire un texte latin à l’aide d’un TNI
Reconstituer virtuelle un édifice décrit par les textes anciens
Académie de Lille : (pas d’axe fédérateur)
2 projets intéressants :
Préparer l’épreuve d’histoire des arts (thème : Babel) dans un collège connecté.
- ENT
- TNI
- Ecriture collaborative
- Tablettes

Place au théâtre : comment utiliser le numérique pour ajouter des exercices de langue dans à partir des productions Bordas explicitant les pièces de théâtre couramment étudiées au collège.

Académie de Limoges : (pas d’axe fédérateur)
2 projets retenus :
Création d’un référentiel de compétences simplifier
Accessible aux parents et aux élèves
Réalisé avec les IPR

Balado diffusion et lecture cursive
Les élèves lisent à voix haute, s’enregistrent. Ces mp3 sont ensuite redistribués aux élèves dys, afin de les épauler dans leur propre lecture.

Académie de Lyon: (pas d’axe fédérateur)
Le Grand Meaulnes en roman photo

Labeurs et peines : projet pluridisciplinaire en 4e
Avec des écrivains, sur tablette, l’objectif est de réaliser des comptes rendus d’étude multimédia.


Académie d’Orléans: (pas d’axe fédérateur)
13 projets en tout :
Projet tablettes
Webradio
Serious game
Podcast en cours de français

Réponses aux questions sur les TraAM :
Les TraAM ne travailleront chaque année avec 8 académie, pas plus. Lorsqu’un projet n’est pas retenu, au mois de juin, il fait l’objet d’un commentaire, retourné aux DAN . Mais le cahier des charges mobilise plusieurs critères :
- Respecter le thème fixé
- Trois professeurs minimum
- Respecter une alternance

Pour postuler, il faut faire remonter au DAN les projets en mai. Le thème sera connu vers mars : il faut donc se montrer réactif si on veut monter/proposer un projet. Lorsqu’un projet est retenu, mais qu’il n’y a pas de production effective, le DAN peut ne pas verser les HSE provisionnées (50 HSE, à répartir en fonction des projets de l’académie) par l’administration centrale à cet effet.

Réflexions sur le fonctionnement académique
Un tour de table a été lancé, afin d’expliquer, de manière globale, comment fonctionnait chaque académie. Tous les IATICE n’ont pas pris la parole, et le degré de structure, ainsi que le nombre de personnels par académie est très variable. Il apparaît que la plupart des académies éditent via le DAN ou les IA-IPR des lettres de mission définissant précisément leur rôle de IATICE dans le cadre de leur pratique. Celui-ci se superpose souvent avec celui de formateur TICE

dans l’Académie de Nancy-Metz : profil du IATICE
Professeur partiellement déchargée
Formatrice,
référente établissement,
IATICE


Toutes ces fonctions sont chapeautées par le DAN
- Référents numériques établissement
- chargé de mission TICE formation (répartition des établissements entre les chargés de mission
- IATICE disciplinaire (IADisciplinaire) qui ont une action de formation

Une équipe pédagogique voulant se former peut contacter le DAN (technique), ou l’IRP (disciplinaire) en fonction des besoins.

dans l’Académie de Grenoble :
Un fonctionnement similaire. Un DAN gère la mission TICE, et les IATICE sont gérés par les IA-IPR. Les formateurs de la mission TICE sont organisés par la Délégation Au Numérique.

dans l’Académie de Nantes :
Le DAN chapeaute les IATICE, par lettre de mission, regroupés 5 fois dans l’année autour de l’action de formation. À ce moment, les éditeurs de ressources ou de matériel viennent présenter les innovations.

La moitié des IATICE ayant charge de formation font de la formation pluri disciplinaire (dans le cadre de la DAN) et l’autre moitié intervient dans le cadre de la formation disciplinaire.