Intervention de Jacques Moisan.

 

Epreuve expérimentale en Terminale S

    Réflexion à 3 niveaux

    - Une utilisation des Tice disparate et marginale malgré les programmes.
    - Une utilisation des calculatrices de plus en plus problématique, dans l'état actuel de la législation.
    - La volonté de valoriser des capacités non prises en compte en maths (d’où la volonté d’un échange entre examinateur et candidat).

    Argumentaire

    - C’est l’assurance que l’usage des TICE sera travaillé en classe mais il existe des contre exemples (le chapitre concernant les statistiques en 2nde est maintenant peu traité alors que les débuts semblaient prometteurs).
    - L’épreuve est un soutien aux équipements des établissements.
    - L’intérêt de l’épreuve par elle-même :
        o Capacité à conjecturer, à raisonner.
        o Capacité à mener une recherche et à tenir compte des échanges avec l’examinateur.
        o Utilisation de logiciels dans le traitement des problèmes, comme la plupart des chercheurs.
    - L’épreuve pratique peut permettre le maintien voire l’obtention de dédoublements en classe.
    - Elle assure un équilibre entre les disciplines scientifiques.
    - C’est le prélude à l’introduction d’une telle épreuve dans d’autres filières.

    Expérimentation 2007-2008

    - Nombre de lycées : c’est plus de la moitié en général et tous pour certaines académies.
    - Faite dans le but de sensibiliser les enseignants, proviseurs et parents.
    - Servira à effectuer les réglages : fiches professeurs, fiches d’évaluation, notation, acheminement et publication des sujets, organisation de l’épreuve.
    - Donnera lieu à un rapport en juillet 2008.

    La suite : La décision, attendue avant fin janvier, sera prise avec la DGESCO et le ministère.

    Alternatives :
        - Mise en place 2009 (souhait de l’IGEN).
        - Généralisation de l’expérience en 2008-2009 pour une mise en place au baccalauréat 2010.

    Modalités de formation.
        - « On ne forme pas à l'épreuve pratique en faisant faire des épreuves pratiques ! ». Il faut donner des sujets qui génèrent une véritable activité mathématique, prolonger celle-ci à la maison.
        - Ne pas former à l’usage des TICE mais à faire des maths en utilisant les TICE. On ne publiera pas de progressions ou de programmes pour l’apprentissage des logiciels, on se référera éventuellement au B2I.

    Ce qui est attendu des interlocuteurs académiques :
        - Elaboration de documents de formation à l’expérimentation des mathématiques en utilisant les TICE, en lien avec les IPR.
                o Documents pour tous les niveaux lycée.
            o Documents montrant aux enseignants que cela permet d’enseigner les mathématiques. Que cela ne rajoute ni exigences,  ni contraintes et permette d’atteindre des objectifs du programme souvent délaissés.

Les calculatrices

    Règlementation actuelle : « tout ou rien ! ». Cela est absurde.
    L’usage fait partie de la formation, il ne faut donc pas l’interdire.
    Solution proposée : Mise en place d’un cahier des charges technique et de modèles agréés.

Collège

    L’épreuve définitive du brevet devrait être mise en place en 2009. Il y aura une nouvelle définition de l’épreuve qui s’apparentera au nouvel esprit du bac (exercices tableur papier)
    A terme : mise en place d’une épreuve pratique sous forme de contrôle en cours de formation ; elle pourrait faire partie du contrôle continu.
 

 

Recrutement des enseignants 

    Actuellement, l’agrégation interne ne prend pas en compte la maitrise des TICE. Cette évaluation pourrait être mise en place dès 2010.
 

 

Mathenpoche

    Dans certaines académies, par le biais de l’IREM ou de l’INRP, une préconisation du logiciel se fait. MAIS cette préconisation n’est pas institutionnelle (au niveau national) et ne reçoit pas le soutien de l’IGEN ni du ministère. L’avis personnel du doyen est que ce logiciel, comme d'autres exerciseurs, présente peu d’intérêt.
    L’usage des TICE pour faire des exercices répétitifs n’est peut être pas très bon pour l’image des TICE.
 

Questions/réponses

    Quant au problème soulevé de l’inégalité des difficultés mathématiques, et/ou TICE, dans les sujets de l’épreuve expérimentale

    Cela va se lisser. De plus l’examinateur est là pour aider… La partie démonstration ne doit pas entrer pour plus d’un quart de la note.

    Quant à l’inquiétude d’avoir, en plus, à préparer cette épreuve

    Le but de l’enseignement des mathématiques n’est pas de passer le bac mais de préparer l’entrée dans le monde des études supérieures.
    Il faut emmener les élèves en salle informatique pour des études de fonctions, récurrences, suites, etc…
Avec la réforme du lycée, globalement, les horaires de mathématiques n’augmenteront pas.

    Quant à l’épreuve collège « tableur-papier »

    Elle permettrait de sensibiliser les enseignants.
    Le DNB change cette année dans les DOM et les centres étrangers. En métropole, il y aura, comme l'an passé, moins de questions, plus de sens et plus d’ouverture.
    Constat 2007 : sur 2 académies, avec statistiques détaillées à l’appui, on constate une meilleure évaluation et une meilleure répartition des notes.
    A court terme : une part importante de l’épreuve relèvera du socle commun, d’où la nécessité de revoir les programmes de seconde.

    Quant à la forme que pourrait prendre l’épreuve TICE au DNB

    La volonté est qu’il y ait une partie TICE clairement identifiée.