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Séminaire 2011-2012

Séminaire 2011-2012

Ateliers démarche d'investigation & algorithmique

Atelier 3 : Former les élèves à l'algorithmique

Plusieurs domaines/thèmes (notamment fonctions et statistiques-probabilités) ont été expertisés. On observe la plupart du temps  deux extrêmes : soit l’activité est trop guidée ou sans ambition, soit au contraire, aucune indication n’est donnée (exemple : « Ecrire un algorithme donnant les solutions de l’équation x^2+ax=b »).


D’autre part, les activités et exercices proposés dans les manuels consultés sont toujours construites de la même façon : On demande à l’élève de programmer un algorithme qui est donné dans l’énoncé (rarement d’en compléter un,  jamais d’en produire un… sauf dans un des manuels consultés  mais dans ce cas, le niveau de difficulté est vraiment élevé). Cet algorithme est rarement mis en œuvre dans une démarche plus vaste de résolution de problème. De plus, les exercices et activités entretiennent une certaine confusion algorithme / programme.


Par ailleurs, les exercices semblent répétitifs, sans réelle progression dans la difficulté et l’initiative n’est jamais (ou presque) laissée à l’élève.  Le contenu mathématique des exercices estampillés « algorithmique » est le plus souvent assez pauvre, comme si l’algorithmique n’était pas un outil pour aider l’élève à résoudre un problème. Bien évidemment, ce nouvel outil nécessite un apprentissage et un entraînement mais il ne faut pas perdre de vue son objectif. Le cours de mathématiques ne doit pas se résumer à un mode d’emploi d’un « logiciel » de programmation et les exercices et activités ne doivent pas être des didacticiels de ces logiciels… ce qu’ils sont dans beaucoup de manuels. En effet, ce genre de travail tue toute initiative et toute autonomie de l’élève. Il serait utile que les conseils techniques (voire une correction de l’exercice, parfois) soit déportés à un autre endroit du manuel.


En conclusion, l’algorithmique n’est, la plupart du temps, pas du tout intégrée dans l’ensemble de l’activité mathématique. Il s’agit trop souvent d’une couche supplémentaire qui vient s’ajouter au reste, sans véritable lien avec une démarche d’investigation. De plus, les activités proposées par les manuels n’entraînent pas les élèves à la conception d’algorithmes (ce qui constitue l’intérêt de la démarche algorithmique)  mais uniquement (ou presque) à leur mise en œuvre, sans réelle réflexion sur l’utilisation que l’on peut en faire.