ATTENTION : ces archives ne sont plus tenues à jour, des liens peuvent être brisés.

Indexation de ressources

3. Ressources éducatives numériques

Archives ouvertes - OAI

Qu'est-ce que l'OAI (Open Access Initiative) ?

Un enjeu pour les scientifiques : avoir accès gratuitement à leurs publications

« Souhaitant avoir un accès gratuit et immédiat à leurs publications, des communautés de scientifiques ont créé dès 1991 des serveurs pour stocker leur préprints, puis leur postprints, afin de contourner le problème des abonnements coûteux à leurs propres publications. Ces initiatives prirent la forme de déclarations internationales (Open Access Initiative)...
L'Open Access (libre accès) est le principe d'accès gratuit aux publications scientifiques...
L'Open Archive : abusivement traduit en français par "archives ouvertes" est le stockage des publications scientifiques sur des serveurs fonctionnant avec un logiciel "Open Source", permettant une interopérabilité avec d'autres serveurs et offrant un accès totalement gratuit. »
Ces notions sont extraites du dossier très complet sur l'Open Access, réalisé par le service documentaire de l'Ecole nationale des Ponts et chaussées. Il comprend huit chapitres :
1. L'engagement des scientifiques
2. L'e-édition
3. Les bibliothèques
4. Les politiques publiques
5. Perspectives de l'Open Access
6. Terminologie de l'Open Access (glossaire)
7. Brève chronologie de l'Open Access
8. Liens utiles

École Nationale des Ponts et Chaussées, janvier 2006

INIST - Libre accès à l'information scientifique et technique

« Le mouvement du Libre Accès est une réponse au changement que vit la communication scientifique depuis le début des années 1990. Celui-ci a pour origine essentiellement deux phénomènes, concomitants mais indépendants : l’émergence des nouvelles technologies de l’information et de la communication dont l’internet, et l’augmentation des tarifs des revues scientifiques.
En réaction, ont vu le jour de nombreuses déclarations et prises de position, en faveur de la libre circulation des publications, venant d’individus mais aussi d’organismes nationaux et internationaux. Elles sont, pour la plupart, en faveur des deux stratégies prônées par l’Initiative de Budapest : l’auto-archivage et les revues alternatives. Elles se sont concrétisées par la mise en place d’archives ouvertes et la création ou transformation de revues dont les articles sont librement accessibles.
Ces deux nouveaux modes de diffusion des résultats de la recherche bouleversent les mondes de la recherche et de l’édition qui s’interrogent quant à leur impact sur, par exemple, l’évaluation de la recherche, le financement des publications et les droits des auteurs.
Ce site se propose de vous tenir au courant, par un fil de brèves, des réalisations, débats, interrogations, études et prises de position de la part des acteurs impliqués dans la communication scientifique, suite à la mise en place de ces nouveaux canaux de diffusion.
Une rubrique Glossaire donne des définitions des principaux concepts du mouvement du Libre Accès. »

openaccess.inist.fr

Les archives ouvertes dans la communication scientifique

G. Chartron, Urfist-Paris

Qu'est-ce qu'une archive ouverte?

« Une "archive":
Le terme est ambigu car il renvoie à la notion d'archive telle qu'elle a été définie par les archivistes, connotation forte avec la notion de préservation sur le long terme associée à une politique institutionnelle.
Dans le contexte de la communicaion électronique scientifique, le terme a ses origines dans la communauté "E-prints" et de ses pionniers, il est ici synomyme de réservoir d'information (appelé aussi parfois "entrepôt"). Le terme est très lié au mouvement "Open Archive Initiative", qui a pour objectif des finalités d'interopérabilité technique entre ces réservoirs (interrogation transversale par des moteurs de recherche).

"Ouverte":
Le terme est lui aussi ambigu, certains auraient tendance à l'assimiler à la gratuité d'accès car de fait, les premières archives (celle de P. Ginsparg et celle de S. Harnad notamment ont marqué une rupture dans l'économie de la publication scientifique, en ouvrant à tous, les publications scientifiques).

Or, dans le contexte du mouvement OAI (Open Archive Initiative), le terme "Open" concerne l'architecture technique de ces archives et n'est pas synonyme de gratuité d'accès. Il s'agit de définir des protocoles communs pour permettre une facilité d'utilisation du contenu par un ensemble de services extérieurs.
Convergence forte avec le mouvement "Open sources" de l'informatique libre. Un logiciel libre, contrairement à une idée commune répandue, ne signifie pas que ce logiciel soit gratuit. Un logiciel est qualifié de "libre" dans la mesure où l’accès à son code-source est libre, ce qui donc n’a rien à voir avec son prix. Chacun peut utiliser, copier, distribuer et modifier librement un logiciel libre. Par ailleurs, les sociétés commerciales peuvent éventuellement en tirer profit en le distribuant. Le logiciel libre s’oppose à la notion de logiciel propriétaire dont l’utilisation, la redistribution et toute modification sont interdites ou exigent une autorisation spécifique.

Il faut donc conclure sur une certaine ambiguïté du terme "Archive ouverte", il n'a pas la même signification selon son contexte d'utilisation. Dans les discours dominants, il est plutôt assimilé à des réservoirs d'articles en accès libre, sans barrière économique et juridique, intégrant ou non des protocoles d'interopérabilité. »

Le reste de l'article porte sur les points suivants

> Les enjeux associés
> Le mouvement OAI (Open Archive Initiative)
> Open Archives Forum (L'initiative OAI européenne)
> Recensement, typologie des archives ouvertes
> Des exemples
> Quelle place des archives ouvertes dans le processus de la communication scientifique?
> Les problèmes de droits liés à la propriété intellectuelle
> Les compétences, les acteurs, les modes de financement
> Les services disponibles pour développer des archives ouvertes

Urfist de Paris, 14/01/2003

Le protocole OAI et ses usages en bibliothèque

François Nawrocki - Direction du livre et de la lecture - Bureau des politiques documentaires
« L'OAI-PMH (Open Archives Initiative’s Protocol for Metadata Harvesting) ou protocole OAI facilite l’échange de données entre des fournisseurs de données (par exemple des bibliothèques ou des musées...) et un fournisseur de service (qui peut être aussi une bibliothèque, un centre de documentation, un portail thématique ou local désirant rassembler des données).
Ce protocole d’échange permet de créer, d’alimenter et de tenir à jour, par des procédures automatisées, des réservoirs d’enregistrements qui signalent, décrivent et rendent accessibles des documents, sans les dupliquer ni modifier leur localisation d’origine.
Grâce au protocole OAI, une bibliothèque agissant en tant que fournisseur de données a la possibilité d’offrir une visibilité accrue à ses documents, notamment à ses publications électroniques ou à ses fonds spécialisés.
Réciproquement, en tant que fournisseur de service, une bibliothèque peut réaliser une base de données ou un portail documentaire dans son domaine de spécialité ou sur un thème quelconque, en collectant les données descriptives de ressources et documents de tous types, accessibles sur l’Internet dans des entrepôts OAI.
Enfin, le protocole OAI permet de faire communiquer entre elles des bases de données diverses et hétérogènes, et donc de réaliser des partenariats entre plusieurs établissements que rapprochent leurs collections (complémentarité des fonds) ou leurs publics (services culturels d’une même collectivité). »

1. Un protocole simple et interopérable pour le partage des données
     - Histoire et objectifs du protocole OAI
     - Principes fondamentaux du protocole OAI
2.  Concevoir des services OAI en bibliothèque
     - L’entrepôt OAI
     - Le moissonneur OAI
Conclusion
Glossaire

Culture.gouv.fr, janvier 2005

Sites en anglais
Site officiel du projet OAI
Chronologie de l'OAI