Pratiques collaboratives

5. Usages dans l'enseignement scolaire

Philosophie

Utiliser Twitter

site françois jourde
Quelques pratiques numériques

François Jourde, professeur de philosophie, livre sur son blog quelques pratiques numériques (TICE) qu'il estime très encourageantes pour les avoir expérimentées.

Écriture et annotations collaboratives
avec diigo.com
« [Le professeur a] placé sur des textes publiés en ligne des questions sous formes de “sticky notes”. [Il a] ensuite demandé à des groupes d’élèves de répondre collaborativement à ces questions, dans le cadre de séances en salle multipostes. Ce travail sera continué par les élèves depuis leur domicile...

Élaboration collaborative d’une carte d’idées
avec mindmeister.com
En salle multipostes, les élèves cherchent des arguments pour et contre une questions philosophique. Ils placent ces arguments dans une même carte d’idées collaborative (“wikimap”), dans une sorte de grande remue-méninge. Je peux quant à moi retracer l’historique de toutes les interventions (frise chronologique avec jeux de couleurs pour identifier les élèves).
Lors d’une seconde séance, ces arguments sont mis en ordre et approfondis. La collaboration sera continuée à domicile.
N.B. : mindmeister intègre un outil de chat en mode collaboratif.

Écriture collaborative
avec typewith.me
En salle multipostes, les élèves sont répartis en groupes de deux (les élèves sont assis à distance l’un de l’autre et sont associés en évitant les affinités). Les élèves rédigent une étude de texte en partageant le même outil d’écriture, qui intègre un module de chat. Ce travail sera poursuivi hors du cours. Les étapes de l’élaboration peuvent être sauvegardées. Je peux intervenir à distance dans le travail de chaque groupe. »

Blog de François Jourde

café pédagogique
Rencontre avec un pionnier du multimédia pour l'enseignement de la philosophie : François Jourde

Par François Jarraud

Articulation du site et du cours de philo
« Mes élèves consultent surtout les cahiers de textes en ligne. Ils sont publiés sur des plateformes de blogues, et j'y intègre les documents utilisés et/ou produits en cours... Pour le moment, je n'incite pas les élèves du secondaire à intervenir sur le site (par exemple dans les commentaires des billets)... Quant à moi, le site me permet de conserver la mémoire de mon travail, et de le rendre visible au-delà de la classe. Cela génère parfois des interactions avec d'autres personnes. »

À propos de Twitter
« Pour l'heure, je l'utilise de trois manières.
1. Personnellement, comme un outil de veille informationnelle : ici, je reçois beaucoup et j'émets peu.
2. Dans le cours de philosophie, mon utilisation demeure assez minimale : Twitter ne me sert qu'à générer un flux de courtes notes que je place sur mon site, et qui informent surtout de l'actualité du cours et de quelques liens liés au cours.
3. Je n'utilise pleinement Twitter qu'avec les étudiants de BTS (cours de psychosociologie de la communication). Outre l'usage précédent (générer un fil d'informations), Twitter me sert à susciter des échanges hors et autour du cours proprement dit...
Ce caractère public des échanges me permet d'ailleurs de les sensibiliser à la question de l'identité numérique, qui doit être plurielle. Je les sensibilise et les exerce à la nécessité de varier le mode de communication selon l'identité numérique : ils ne peuvent pas s'afficher ni s'exprimer sur le réseau Twitter du cours comme ils le feraient par exemple sur leur réseau social Facebook... »

Mobilisation des étudiants
« Ils sont assez mobilisés. Cela d'ailleurs me frappe, — ou plutôt me confirme un phénomène bien connu des psychosociologues : l'engagement s'accentue avec le sentiment de liberté ! En effet, je leur ai également demandé de réaliser un blogue d'étudiant (ce projet est en cours). Or, je leur avais dit que si la création du blogue est un exercice imposé, leur participation à Twitter était optionnelle et libre. Résultat : affluence sur Twitter, mais pas sur les blogues… »

Lire l'intégralité de l'entretien sur le site du Café pédagogique