Pratiques collaboratives

3. Outils collaboratifs et enseignement

Intérêt éducatif

Atouts ou inconvénients ?

l’atelier

Les réseaux sociaux améliorent la compréhension de la formation

« l'université de Leicester s'est intéressée aux médias sociaux et à la possibilité de mettre en place un réseau de partage et de réflexion entre apprenants et professeurs. L'un de ses enseignants a du coup ouvert un réseau sur l'agrégateur social FriendFeed avec des élèves de première année en biologie. Le but : fournir des informations relatives aux cours - liens, dossiers… Mais aussi un forum de discussion sur lequel ils peuvent débattre - entre pairs ou avec des professeurs - des sujets évoqués. Et revenir sur les points à éclaircir. Chaque participant dispose d'une page personnelle sur laquelle il peut indiquer où il en est dans son travail et ce qu'il ne comprend pas. Selon le responsable du projet, une telle initiative a permis de rendre les enseignants plus disponibles... »

L'Atelier, 13/04/2010

L'apprentissage 2.0 inclut l'apprenant dans la définition des objectifs

« Pour mettre en place une solution d'e-learning collaborative, il ne suffit pas d'intégrer aux méthodes traditionnelles des outils du Web 2.0, affirme une équipe de l'institut des sciences et des technologies de Rajkot, au Gujarat. Cela implique une refonte des enseignements habituels, intégrant dès l'origine des modules interactifs. Ces derniers proposant à l'apprenant de s'impliquer dans la conception même des sujets qui seront abordés, et des objectifs. La raison : "Cela leur permet ensuite de s'investir davantage tout au long de la formation", expliquent les scientifiques. Pour y parvenir, ceux-ci ont mis au point un modèle d'apprentissage qui inclue les participants en amont du processus... »

L'Atelier, 16/04/2010

Les réseaux sociaux sont des outils d'apprentissage en devenir

« Les sites collaboratifs populaires comme Facebook et Twitter apparaissent tour à tour comme outils d'apprentissage performants ou comme sources de distraction. Le point avec un expert de la question, Entretien avec Jean-Pierre Pinte.
Jean-Pierre Pinte : "Les plates-formes collaboratives peuvent devenir, dans un cadre pédagogique, de véritables vecteurs d'ouverture sur le savoir. Ce, à condition que les enseignants acceptent de rentrer dans les flux avec leurs élèves. Dans ce cas, le professeur n'a plus le monopole, il n'est plus seul détenteur du savoir, puisque chacun des étudiants participe à son élaboration, en proposant des références de textes par exemple. L'enseignant devient alors plutôt facilitateur d'apprentissage. Une raison pour laquelle les réseaux sociaux peuvent rencontrer à l'heure actuelle des réticences dans le corps enseignant, encore attaché au modèle livresque de l'enseignement classique. »

L’Atelier, 22/04/2009

Le réseau social détourne l'utilisateur de ses objectifs

« Selon l'Ohio State University, la fréquentation régulière de Facebook disperse l'attention et serait l'une des causes de l'obtention de résultats plus faibles. Les réseaux sociaux nuisent à l'efficacité. Voilà en tout cas la conclusion d'une étude pilote menée par l'Ohio State University. Cette dernière montre que les étudiants qui se rendent régulièrement sur Facebook passent moins de temps à étudier et obtiennent des notes plus faibles aux examens que ceux qui ne disposent pas de compte sur le réseau social. »

L’Atelier, 14/04/2009

internet actu

Entre les tables numériques et le papier, quel est le meilleur support pour l’apprentissage ?
Hubert Guillaud
"James D. Hollan, professeur de sciences cognitives et d’informatique à l’université de Californie et sa collègue Anne Marie Piper du Laboratoire de cognition distribuée et d’interaction homme-machine ont étudié (.pdf), à l’occasion de la dernière conférence Computer Human Interaction, les interfaces multitouch et multiutilisateur, ces tables numériques où se projette l’information qu’on peut modifier du bout des doigts, à la manière dont le propose le logiciel Surface de Microsoft. [...]
Peu d’études se sont intéressées aux avantages comparés entre le papier et ce type d’interfaces, dans le cadre de l’apprentissage collaboratif. D’où l’idée de comparer comment des étudiants réunis deux par deux interagissent avec des matériaux papier et des matériaux numériques présentant le même type d’exercice. [...]
[Les] résultats soulignent combien les usages sont en fait différents : avec le papier, les étudiants complétaient leurs tâches de manière sérielle, alors qu’avec les tables numériques, ils les complétaient en mode parallèle, ce qui semble meilleur pour l’apprentissage. Avec le papier, les étudiants dessinent individuellement, alors qu’avec les tables d’interaction, ils peuvent dessiner en même temps. Le dessin devient d’ailleurs la technique d’échange principale des utilisateurs des tables numériques, qui favorise des échanges verbaux plus soutenus que chez les utilisateurs du papier. [...]  le numérique permet de dresser le journal de l’activité des étudiants (ce que le papier ne sait pas faire), qui devient un nouveau support pour le professeur, lui permettant de mieux comprendre erreurs et mode de compréhension de ses étudiants..."

Internet Actu, 14/04/2009