Manuel numérique

5. Enjeux du numérique

Enjeux socio-économiques

2012-2010

Le manuel numérique peut mieux faire

« Les éditeurs réalisent chaque année 250 millions d'euros de chiffre d'affaires grâce aux livres scolaires, selon Savoir Livre. Un pactole qu'ils défendent dans un marché de l'édition très déprimé où 10 % des ventes viennent du livre scolaire. Le manuel numérique représente 1 % de leur chiffre d'affaires[...] Le livre numérique serait 15 % moins cher à produire, puisqu'on supprime le coût d'impression, de distribution et de stockage, assure la spécialiste. Mais l'ouvrage serait plus taxé. «Les éditeurs investissent aussi pour développer des versions enrichies, vraiment interactives. Il faut cesser de penser que nous sommes assis sur un tas d'or», plaide Sylvie Marcé.»

Le Figaro.fr, 10/09/2012

Le manuel numérique peut-il remplacer le manuel papier ?

« La mort du manuel papier est-elle programmée ? Professeurs, élèves, parents sont presque tous utilisateurs des outils numériques et tout semble installé pour un saut qui pourrait aussi dégager des économies. Certains y pensent. D'autres le décident. Mais à y regarder de plus près le papier a encore des atouts. Changer de manuel c'est un peu changer d'école...»

Café pédagogique, 31/05/2012

Déjà 30 000 contributions aux manuels scolaires collaboratifs

« Déjà 30 0Les 500 professeurs de la communauté Lelivrescolaire.fr ont déjà apporté plus de 30 000 contributions lors de la rédaction des quatre manuels scolaires de la maison d’édition technologique. Créé en septembre 2009 par un professeur, Lelivrescolaire.fr est un éditeur indépendant qui élabore des manuels scolaires collaboratifs, numériques et papier.0 contributions aux manuels scolaires collaboratifs. »

Actualitté, 17 février 20011

La Région Ile-de-France financera les manuels scolaires

"Lors de la conférence de presse du 30 août consacrée à la rentrée scolaire, Jean-Paul Huchon a confirmé que malgré le surcoût de 20 millions d’euros lié au renouvellement des manuels de seconde, la Région assurerait comme les autres années leur gratuité. Les Régions, et notamment l’Ile-de-France qui finance depuis 2001 la gratuité des manuels pour les lycéens, ont été tardivement informées du remplacement des ouvrages de seconde. Le budget régional 2010, adopté en décembre 2009, ne pouvait donc prévoir cette dépense supplémentaire de 20 millions d’euros."

Le MOtif, 01/09/2010

Le manuel numérique, vedette obligée de la rentrée en seconde

"Le nouveau programme ayant été dévoilé très tard, leurs professeurs n'ont pas encore pu faire leur choix parmi les ouvrages proposés par les maisons d'édition. Du coup, tout le monde - du ministre aux élèves en passant par les enseignants - mise cette année sur l'utilisation du manuel numérique. Au moins jusqu'à ce que les ouvrages classiques se retrouvent dans les salles de classe... «Nous n'avons pas toujours les équipements adéquats, déplore Valérie Sipahimalani, secrétaire national du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES). Il nous faut des tableaux numériques interactifs, des rétroprojecteurs, un accès permanent à Internet. Il y a un manque de moyens»... après cette «période d'essai», les manuels numériques redeviendront payants : leur prix est aligné sur celui des ouvrages papier. Parents d'élèves, associations et Conseils régionaux auront donc jusqu'à la Toussaint pour trouver une solution. Car la collection de nouveaux manuels coûtera près de 250 euros. Une dépense à laquelle beaucoup ne se sont pas préparés."

Liberation.fr, 24/08/2010

Remise en cause du marché traditionnel des éditeurs

Dans le rapport de l'IGAENR - IGEN,  Alain-Marie Bassy, Alain Séré :  "Production et distribution sont laissées à la diligence des éditeurs et des libraires. Le manuel, même s’il est conforme au programme, n’est aucunement labellisé par l’autorité ministérielle. Ainsi est constituée une sorte de délégation d’un service public (l’accès de tous à la norme pédagogique en vigueur) à des opérateurs privés au sein d’un champ relativement concurrentiel, en évolution du fait de l’arrivée de nouveaux opérateurs. Comme on le sait, le financement de l’achat du produit est largement assuré, lui, par des acteurs publics..." (p. 32)
"À côté des éditeurs, producteurs traditionnels de ressources pédagogiques, apparaissent des producteurs indépendants susceptibles de les concurrencer. C’est le cas de systèmes de production de ressources fondés sur un réseau collaboratif, comme par exemple Sésamath.... Ce dispositif, qui dépend d’un collectif d’enseignants, produit des ressources (cahiers, manuels sous licence libre) et propose des exercices interactifs. Il occuperait aujourd’hui 15 à 20 % du marché des manuels de mathématiques. L’expérience est emblématique d’une évolution qui, en mettant à la disposition des professeurs et de leurs élèves des ressources gratuites ou d’un coût réduit, remet en cause le marché traditionnel des éditeurs et ses règles non écrites." (p.36)

IGAENR - IGEN, Alain-Marie Bassy, Alain Séré. Le manuel scolaire à l'heure du numérique, une "nouvelle donne" de la politique des ressources pour l'enseignement. Paris : ministère de l'Éducation nationale, juillet 2010, 107 p.