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Danemark : utilisation d'Internet aux examens

Au Danemark des lycéens vont pouvoir accéder à Internet durant les examens, dont le A Level - équivalent du baccalauréat. Pour les responsables du projet, l'élève d'aujourd'hui doit savoir utiliser correctement Internet et montrer ses capacités d'analyse et de synthèse face à l'information. L'expérimentation concerne quatorze établissements. Si elle se révèle concluante, cette mesure pourrait être étendue à l’ensemble des lycées danois en 2011.

Cette information parue en mai 2009 dans la presse danoise et anglophone, puis relayée en France par le Café pédagogique continue à faire parler d'elle. En novembre, les médias revenaient sur le sujet et une chronique de France info lui était consacrée. D'autres articles encore en janvier, dont l'Infobourg.

Mai 2009

Politiken.dk, 07/05/2009

The Guardian, 11/05/2009

« Internet au bac, pourquoi pas ? Irrités ou favorables, les Français semblent s'intéresser à cette information, lancée par le Café pédagogique le 12 mai : la décision danoise d'autoriser l'utilisation d'Internet. Quels sont les enjeux de cette mesure ? Est-elle isolée ou s'agit-il d'un mouvement plus vaste auquel la France pourrait adhérer ? ... Quand vous faites un devoir à la maison vous avez accès à Internet. Donc pourquoi en priver les candidats au bac  ? C'est le raisonnement du ministère danois... S'appuyer sur les savoirs adolescents... L'initiative danoise a aussi l'intérêt d'accéder à un espace que l'Ecole a bien du mal à investir : celui des pratiques sociales des adolescents. Intégrer Internet c'est aussi faire un lien entre l'Ecole et la vie réelle des adolescents, tous digital natives. »

Le Café pédagogique, 15/05/2009

«... c’est le point le plus important : en autorisant les élèves à aller sur le Net pendant leurs examens, le Danemark parie sur leur capacité d’analyse, et de synthèse, et donc sur leur intelligence, plutôt que de continuer à reposer l’évaluation sur leurs capacités à régurgiter, ou “copier/coller” de mémoire, ce qu’ils ont appris par coeur. Certes, l’un n’empêche pas l’autre, et le pari est osé, mais il a le mérite de s’adapter à la réalité quotidienne des élèves, plutôt que de continuer à faire comme s’ils vivaient encore au temps où l’accès à l’information était une ressource rare... »

Internet Actu, 29/05/2009

Novembre 2009

BBC News, 04/11/2009

« C'est une petite révolution dans le monde de l'éducation, mais une révolution visiblement nécessaire aux yeux de Sanne Yde Schmidt, la responsable du projet au lycée Greve, à Copenhague : Si nous voulons être une école moderne et enseigner aux élèves des choses qui ont un sens dans nos sociétés contemporaines, nous devons leur apprendre à utiliser correctement Internet. [...]
Le corollaire de cette mesure est évidemment la triche. [...] D'où les nombreux gardes-fous mis en place par les responsables du projet. Tout d'abord, si la connexion à la Toile est autorisée, cela ne veut pas dire pour autant que les candidats auront accès à l'ensemble du net. Les messageries instantanées et les courriers électroniques seront par exemple interdits, afin d'éviter le moindre contact avec un autre candidat, un proche ou n'importe quel autre internaute. De plus, pour les dissuader de tenter quoi que ce soit de répréhensible, des contrôles aléatoires pourraient être effectués sur les postes des candidats... »

Numerama, 06/11/2009

« Bien qu’il leur soit interdit de discuter entre eux, comment éviter que les élèves ne se copient les uns sur les autres ou qu’ils fassent appel à un tiers pour résoudre leurs exercices ? La confiance répond Sanne Yde Schmidt. La principale précaution, c’est qu’on leur fait confiance. Je pense que le taux de triche est très bas parce que les conséquences d’un tel acte sont très importantes. Dans le cas où un élève est pris sur le fait, il risque l’exclusion. Tous les sites sont autorisés, y compris Wikipédia et Facebook, mais les élèves ont l’interdiction de communiquer. S’ils se fendent d’un copier-coller, l’historique de leurs consultations pourrait être comparé à leur devoir. Autrement dit : il ne s’agit que d’une utilisation consultative du contenu sur Internet... »

Ecrans.fr, 06/11/2009

« Interrogés par la BCC, plusieurs étudiants affirment pour leur part qu'ils n'ont tout simplement pas le temps de tricher. En effet, la nature même de l'examen aurait considérablement changé. Plutôt que de devoir réciter son cours, l'élève devrait montrer ses aptitudes à fouiller de l'information et analyser cette dernière. Dans la salle de classe, nos examens doivent refléter la vie de tous les jours et la vie quotidienne en classe doit refléter celle de la société. »

NetEco, 06/11/2009

 « Passer le bac en s’aidant d’internet. Ça se passe au Danemark. C’est pour 2011, mais l’expérimentation est lancée dès cette année… L’argument avancé par le ministre de l’Education danois, eh bien c’est que les élèves utilisent déjà internet pour faire leurs devoirs. Alors pourquoi ne pas aller plus loin et autoriser le recours au web au moment de l’examen...»

Podcast - France info, 13/05/2010

Janvier 2010

« Il s’agit d’une mesure très audacieuse qui pourrait révolutionner le monde de l’enseignement, et plus particulièrement la façon dont on évalue le savoir, et les critiques se font déjà entendre. Certains craignent évidemment le plagiat. Néanmoins, selon Sanne Yde Schmidt, la responsable du projet dans un lycée de Copenhague, ce virage était nécessaire.[...] Le gouvernement danois annonce déjà que, si l’expérience se révèle concluante, elle pourrait être étendue à l’ensemble des écoles secondaires du pays en 2011.»

Infobourg, 26/01/2010