ATTENTION : ces archives ne sont plus tenues à jour, des liens peuvent être brisés.

Pratiques des médias sociaux chez les collégiens et lycéens : l'exemple de Facebook

Une enquête menée en février-mars 2012 par le Clemi de l'académie de Dijon auprès de collégiens et lycéens permet de tirer différents enseignements au niveau des usages de la plateforme par les jeunes. Plusieurs aspects sont passés en revue comme la possession d'un compte, le temps consacré à l'outil, le nombre d'amis, le(s) type(s) d'information(s) publiée(s), les avantages et les inconvénients.

Cette enquête a été menée auprès de 4 004 collégiens
de 102 établissements (ruraux, urbains ou périphériques)
des quatre départements de l’académie de Dijon.

Pour les lycées, la démarche a été différente car associée à un questionnaire sur le cyber harcèlement lancé par le CAVL (Conseil Académique de la Vie Lycéenne) et la Vie scolaire puis relayé en particulier par les CVL (Conseils de la Vie Lycéenne).

Au total, l'échantillon de réponses en collège s'élève à 4004 et à 1463 en lycée.

Résultats de l'enquête Collège

Selon le sondage 65% des collégiens questionnés disposent d'un compte Facebook. Les collégiens n'ouvrent en majorité qu'un seul compte et les parents sont à priori au courant à 92% de l'existence de celui-ci. Les informations publiées principalement via l'ordinateur sur cette plateforme sont pour la plupart banales (77%), d'ordre privé (16%) ou servent à véhiculer des messages "chaînes" (32%). En matière de droit d'auteur, les collégiens publient des photographies (28%) et des vidéos (22%) extraites d'autres sites. Ils déclarent, pour 18% d'entre eux, ne pas demander d'autorisation de publication de la part des personnes filmées ou photographiées.  Les collégiens apprécient beaucoup Facebook mais ont toujours recours à MSN pour 78% d'entre eux. 18% déclarent même avoir un compte Twitter, 23% un blog et 10% plusieurs. Facebook est pour une partie un outil chronophage : 15% y consacrent plus de 14 heures par semaine, 26% entre 1 heure et 3 heures. Les collégiens ont en général pris conscience de la nécessité de protéger leur vie privée en ligne, notamment à travers le paramétrage de leur compte (74%). Peu d'élèves au final semblent avoir eu des problèmes sur Facebook (10%). Globalement, ils identifient comme principaux dangers l'usurpation d'identité et le piratage (71%), la divulgation de la vie privée et le risque de rencontre dangereuse (61%). Pour ce dernier risque, précise l'étude du Clémi, "MSN est bien plus dangereux".

La situation en lycée

Le pourcentage de comptes Facebook est légèrement plus élevé en lycée (70%) et on retrouve des chiffres quasi-similaires concernant la connaissance de l'existence d'un profil par les parents, le matériel utilisé pour la consultation, la mise en ligne des informations ainsi que les usages (communication, moyen d'information). Ils affirment, pour 22% d'entre eux, ne pas demander d'autorisation de publication de la part des personnes filmées ou photographiées et publier des photographies (16%) et des vidéos (14%) issues d'autres sites . L'étude relève aussi que les lycéens passent globalement autant de temps sur Facebook que les collégiens (49 % passent moins de 7 heures par semaine; en revanche, seuls 9% y consacrent plus de 14h). En matière de vie privée, les lycéens semblent être davantage sensibilisés à la question épineuse des données personnelles : 90% ont paramétré leur compte dans cette perspective, les plus gros dangers restant à leurs yeux la divulgation de la vie privée (76%), l'usurpation d'identité (64%), les publications d'images et/ou de vidéos compromettantes (66%).

L'étude constate en conclusion que "des progrès dans l'utilisation légale, citoyenne et responsable de Facebook en lycée par rapport au collège" grâce notamment à une meilleure éducation aux médias distillée par les structures officielles, les associations, les enseignants, les personnels de vie scolaire et de direction sans oublier les propres initiatives du Clemi.


Consulter le sondage en ligne : Facebook et ses pratiques en collège et lycée

Source de la vignette : page 1 de l'étude du Clemi de Dijon