Le numérique pédagogique

Usages du numérique dans l'enseignement en général 

  • La consultation "Apprendre demain" a pour objectif de recueillir, débattre et approfondir des propositions permettant d’organiser et coordonner des politiques de recherche et développement dans le domaine de l’éducation et de l’apprentissage tout au long de la vie.

    Ce débat public mené sur une plateforme numérique participative s’inscrit dans le cadre d’une mission confiée par la Ministre de l’Éducation nationale, de la Recherche et de l’Enseignement supérieur à François Taddei, directeur du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI). En faisant fond sur l'intelligence collective, il s’agit d’améliorer la qualité et l’efficacité de notre système éducatif tout au long de la vie pour faire de la France « une société apprenante ».

  • L'école supérieure de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESEN) a organisé en octobre 2014 un colloque e-ducation, dont les minutes sont accessibles en ligne. Réunissant des intervenants d'horizons divers, tant sur la plan géographique qu'institutionnel, ce colloque fut l'occasion d'aborder, entre autres, les enjeux pour l'éducation de la société de l'information, l'impact du numérique sur les apprentissages mais aussi la question du numérique et de l'émotion culturelle ou bien encore de l'espace d'apprentissage.
  • L'ESPE de Créteil organisait en février 2014 un colloque sur la question: L'innovation pédagogique : gageure ou nécessité ? Les enregistrements vidéo de ce colloque sont disponibles. On visionnera avec profit les interventions de Philippe Carré (université Paris Ouest Nanterre) : De la transmission à l’apprenance, vers une nouvelle culture, celle de Daniel Peraya (université de Genève) : Pourquoi et comment les technologies peuvent-elles modifier nos façons d’enseigner ? et celle de Marcel Lebrun (université catholique de Louvain) : L’hybridation : un chemin fertile pour l’innovation dans ‘‘l’école numérique’’.
  • Le colloque international e-education portait en mai 2013 sur la place des apprenants et le repositionnement des enseignants à l'ère des réseaux sociaux de formation. Les actes numériques proposent articles, émissions, interviews et conférences.
  • Le CRDP de Lorraine met en ligne une intervention d'Anne Cordier, maître de conférence à l'université de Rouen sur le thème : Face au copié collé, d’une identité d’emprunt à une identité construite. Elle se demande si le copié/collé est le mal du net. Quels sont les différences entre plagiat, prise de notes et copié-collé ? La copie est-elle un nouvel étendard d’un idéal sociétal ? Anne Cordier a enquêté sur le terrain en collège et en lycée pour savoir comment "les élèves font face à ces relations complexes à l’information entre copié/collé, copie et mimétisme".

  • L'Académie de Lille propose des éléments de réflexion (articles, rapports, dossiers) sur l'usage du numérique dans l'enseignement.

L'enseignement de la philosophie et le numérique

  • La revue Medium n°44-45 "Demain, l'école" de Juillet-Décembre 2015 consacre une partie de ses analyses médiologiques à l'épreuve du numérique dans l'enseignement de la philosophie. Notons 4 articles :
    • L'autorité en milieu numérique par Thomas Boccon-Gibod (professeur agrégé, docteur en philosophie).
      Le numérique ne porte pas nécessairement atteinte à l’autorité du maître, il peut au contraire en élargir le champ d’exercice. Quand l’école s’ouvre, via la technologie, aux familles et à la société, elle peut aussi se frayer, via la technologie, un chemin vers les familles et la société.Le numérique affecte l’école sous deux aspects au moins : d’une part, dans la nature même du savoir qui se trouve transmis, d’autre part, dans la manière de concevoir la place de l’éducateur et son rôle spécifique. Ce qui fonde l’autorité de l’enseignant, c’est en effet avant tout qu’il est dépositaire de ce savoir. Pour autant, le savoir ne définit pas à lui seul l’enseignant – ce ne sont pas des « savants » qui s’adressent aux élèves, mais bien des « professeurs », dûment reconnus comme tels par un ensemble d’institutions publiques.

    • Le savoir en simulation par Franck Varenne (maître de conférences en épistémologie à l’université de Rouen et au GEMASS)
      Avec le numérique, la modélisation scientifique s’ouvre aux « objets virtuels à construction collective ». Cette innovation décisive pour l’épistémologie des sciences humaines pourrait aussi avoir des effets considérables dans la transmission des savoirs en milieu numérique. On a écrit que la tablette manifeste un triomphe du temps sur l’espace : cet argument critique est fort en lui-même et me semble synthétiser tous les autres. Aujourd’hui, non seulement le temps serait la marque de notre impuissance (Lagneau) mais l’espace de notre activité lui-même – naguère encore marque consolatrice de notre puissance – deviendrait lui aussi marque d’impuissance. Cependant, le numérique ne consiste pas seulement dans la tablette, dans Internet, dans les réseaux ni même seulement dans les technologies de l’information et de la communication (TIC). À l’avenir, le rapport de l’école au numérique ne sera pas uniquement un rapport à Internet ou à la tablette connectée, loin s’en faut.

    • Le philosophe et l’ordinateur par Pierre Landou (professeur de philosophie au lycée Berthollet d'Annecy)
      Quand les technologies se font oublier pour se montrer naturelles, il devient encore plus nécessaire de faire advenir, en classe de philosophie, une forme de réflexivité à l’égard du numérique. À l’heure des « TICE », des « Classes Centra » ou des formations « M@gistère », le professeur de philosophie qui participe à ces dispositifs, fût-il jeune et frotté d’informatique – ou parce qu’il est jeune et frotté d’informatique – ne peut, parfois, s’empêcher de sourire. Cette légèreté trouve son origine dans un curieux écart. L’institution, d’une part, enjoint au professeur de mobiliser l’informatique dans ses cours et d’intégrer les données de l’Internet dans sa classe. Les élèves, d’autre part, et plus encore ceux de terminale, font preuve d’une apparente virtuosité technique, renforcée par le « seamless computing », ces ensembles de technologies qui se font oublier pour prétendre à la naturalité. Et chacun – institution d’un côté, élèves et parents d’élèves de l’autre – est persuadé que le naïf aux quarante enfants, avec son sourire dubitatif, est quelque peu obtus : il ne fait pas ce que l’on attend de lui.

    • Métamorphoses du pédagogue par Paul Mathias (philosophe et inspecteur général de l’Éducation nationale (groupe philosophie))
      Le numérique est un milieu, pour ainsi dire déjà une culture. C’est ainsi qu’il accueille de nouveaux parcours pour produire, valider, diffuser, faire usage des connaissances, anciennes et nouvelles. Comment naviguer dans cet océan ? Sous l’autorité de quels maîtres ?
      Il existe deux entrées par où les réseaux nous font anticiper une « révolution » ou, à tout le moins, une modification significative du geste éducatif et de la relation d’apprentissage attenante. La première est celle de la dissémination des savoirs, les réseaux de communication paraissant garantir à tous l’accès presque immédiat – au moyen d’ordinateurs, de tablettes, de téléphones « intelligents » – à toutes les connaissances humainement disponibles. Et la seconde est celle de la personnalisation, la permanence des connexions informatiques permettant, quant à elle, un suivi constant de celui qu’on appelle curieusement « l’apprenant » par celui qu’on n’ose pas tout à fait nommer « le connaissant ».

  • En 2005 au Lycée Ouvert de Grenoble (LOG) avait reçu pour mission de concevoir un " outil d'apprentissage de la philosophie sur ordinateur ". Ce projet d'une base de données a été l'occasion d'identifier les atouts et les limites pédagogiques de ce mode d'apprentissage. Maryvonne Longeart et Rémi Clot-Goudard, concepteurs de cet outils, proposent une analyse des liens entre l'hypertexte et la rationalité.

  • Pierre Rostaing, professeur de philosophie, proposait dès 2004 une réflexion sur l'usage des TICE en philosophie.
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