En liberté !

affiche en libertéRéalisé par : Pierre Salvadori

Avec : Adèle Haenel, Pio Marmaï, Damien Bonnard, Vincent Elbaz et Audrey Tautou

Long-métrage : France

Genre : Comédie

Durée : 1H48

Année de production : 2017

Distributeur : Mémento Films

 

Synopsis

Yvonne, jeune inspectrice de police, découvre que son mai, le capitaine Santi, héros local tombé au combat, n'était pas le flic courageux et intègre qu'elle croyait mais un véritable ripou. Déterminée à réparer les torts commis par ce dernier, elle va croiser le chemin d'Antoine injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Une rencontre inattendue et folle qui va dynamiter leurs vies à tous les deux.

Récompenses

  • Prix SACD à la Quinzaine des réalisateurs pour Pierre Salvadori

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 interview salvadoriEst-ce difficile de faire des comédies ?

Quelles sont les comédies qui vous inspirent ?

Qu'est-ce que le burlesque ?

Quels sont les moments burlesques dans "En liberté !" ?

Comment expliquer le motif du masque ?

Pourquoi le prénom "Yvonne" ?

Dans quelle ville se déroule l'action ?

Quelle a été la scène la plus compliquée à tourner ?

Comment ont été tournées les différentes scènes de Super-papa ?

Quelle est l'étape la plus agréable : l'écriture, le tournage ou la promotion du film ?

Pourquoi souvent faire tourner les mêmes acteurs ?

La Ferrari du film a-t-elle été vraiment détruite pour le tournage ?

Comment interpréter le titre du flm, "En liberté !" ?

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Commentaires

2018/11/29 14:21 #2018-en-liberte-1-1
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux

Ce film commence directement avec de l’action. Quand on voit l’image d’une porte qui se répétera à chaque fois que la mère de Léo, Yvonne, lui racontera une histoire le soir pour s’endormir. De ce fait, dès le départ, je me suis dit que j’allais beaucoup apprécier ce film qui est aussi une comédie. A chaque fois, les histoires racontées le soir parlent du « fabuleux » père, mari et flic Santi (décédé il y a 2 ans) et de ses aventures extraordinaires ; Yvonne fait vivre Santi dans le cœur de son fils qui ne l’a presque pas connu. Mais quand elle apprend par un sado-maso tout juste arrêté que son merveilleux mari n’arrêtait pas les crimes mais les commettait, elle a un choc et fond en larmes.
Yvonne se met en tête de réparer les erreurs commisses par Santi, et en particulier une ; celle d’avoir accuser un innocent à sa place ! Celui-ci s’appelle Antoine, et avant d’être enfermé à double tour, avait une vie de rêve avec sa femme. A sa sortie de prison, elle l’espionne ensuite pour connaître comment il vit, comment il s’en sort après huit ans de chaos.
Tout au long du film, il y a des scènes drôles bien tournées, bien travaillées. C’est de l’humour de tous les jours qu’on peut trouver dans notre quotidien et c’est ça qui est bien car ce n’est pas de l’humour juste pour faire rire mais pour faire voir aux spectateurs toutes les choses drôles de la vie.
Dans les premières minutes du film, on assiste à une intervention de police dans un appartement où se trouve des sado-maso. Quand ils sont emmenés au poste de police, c’est là que l’humour reprend. Le commissariat est le lieu où un certains nombres de gags sont mis en scène. Un homme est interrogé par Louis et nie tout. « Tous les objets sur et dans moi de me n’appartiennent pas. » et « Signez ici mon père. » sont certaines des phrases qui m’ont beaucoup fait rire car on comprend quand il signe que l’homme fait partie de l’église catholique. Ou quand le lendemain de soir où Louis et Yvonne se sont mis ensemble, un homme est au poste et se confesse à Louis comme un crime atroce : tuer des personnes et garder les membres pour s’endormir le soir. Il m’a fait beaucoup rire car Louis ne l’écoute pas alors que l’homme avouait des crimes très graves. Il veut se confesser, se dévoiler auprès de la police et elle n’en a rien à faire. Ils lui disent de repasser et à chaque fois qu’il revient, il a de plus en plus de sacs contenants des morceaux de corps et la police n’a jamais de temps à lui consacrer.
Cependant, l’image de cette porte qui revient régulièrement à chaque fois qu’Yvonne raconte une histoire à son enfant m’a à force, un peu agacé. Mais avec cette répétition, on voit de plus en plus de détails qui nous font bien rire quand on les voit même si l’histoire change un peu à chaque fois. Comme par exemple le plan sur la carte postale de chatons épinglée sur la porte de la planque des dealers est assez décalée et ironique.
De plus, la thématique du masque est très présente dans cette comédie. Le masque que porte Louis quand il embrasse Yvonne dévoile les sentiments du collègue. Il n’y croit pas, ou du moins pense que c’est un rêve. Ou le masque porté par Antoine, lors du braquage est à la fois amusant et grotesque.
Le passage où on voit Antoine réaliser le rêve de sa femme est très touchant car elle lui en avait parlé avec tristesse et il se rattrape auprès d’elle en lui faisant sa plus grande joie. Un film à la fois hilarant et touchant
Juliette Gouley, 1 com, Lycée professionnel R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/30 09:44 #2018-en-liberte-1-3
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Le réalisateur a voulu réaliser ce film car il avait en tête depuis longtemps de créer un œuvre cinématographique qui raconterez l’histoire d’un homme innocent qui décide de commettre le délit pour lequel il a été condamné à tort. Ce film est une comédie qui nous raconte l’histoire Yvonne Santi femme d’un héros local qui s’avère être un ripou. Elle va essayer de réparer les torts fait par son mari en tentant d’aider un homme accusé à tort d’un crime qu’il n’a pas commis par le capitaine Jean Santi. Au fil des péripéties toutes aussi hilarantes les unes que les autres, elle va se rendre compte que l’innocent a été gravement changé par la prison. Ce télescopage de deux vies chamboulées va bouleverser le quotidien d’Yvonne. Mais Louis, le coéquipier de son mari va aussi l’aider dans cette lourde tâche. Chaque scène du film est bourrée d’humour, le réalisateur a su mélanger humour, action, histoire romantique, avec des touches poétiques.
Le film commence sur une porte avec un thème drôle. C’est la porte d’une planque de dealers où le mari de Yvonne matraque des criminels comme dans un film de James Bond. C’est en fait une histoire qu’Yvonne raconte à son fils. Au fur et à mesure que le film avance l’histoire change : le père ne devient plus un héros mais un allié des criminels puis à la fin il devient le chef des dealers. Ce film nous raconte plusieurs thème graves comme l’injustice, la réhabilitation dans la société, … Chaque chose dans ce film est pensée pour marquer et faire rire le spectateur. Ce film est drôle, il possède un ton à la fois décalé et proche de la réalité. Tous les personnages de cette histoire sont drôles et attachants.
Samuel Michel, 1 COM, Lycée Professionnel R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/30 10:22 #2018-en-liberte-1-4
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
En liberté ! est une comédie réalisée par Pierre Salvadori. Les scénaristes sont Benoit Graffin, Benjamin Charbi, et Pierre Salvadori . Ce film a déjà obtenu le prix SACD à la Quinzaine des Réalisateurs.
En liberté ! raconte l’histoire d’Yvonne, une policière qui découvre que le capitaine Santi son mari avec lequel elle a eu un enfant, le héros de la ville décédé pendant une intervention, n'était pas l’homme qu’elle pensait, mais un ripou. Prise de remords, elle va aider Antoine, un homme innocent que son mari a injustement accusé et emprisonné à tort, pendant sa réinsertion dans la société.
Le début du film est plutôt concentré sur des actions répétitives qui sont parfois lassantes mais toujours traitées avec humour. La découverte du secret de Santi ainsi que la libération d’Antoine, changent immédiatement le film ainsi que les émotions qu’il procure. La fin du film lui, est plus calme, plus sensible. C’est parfois touchant, comme la fin du braquage de la bijouterie, quand Yvonne annonce qu’elle n’est pas celle qu’il pensait. Une émotion de tristesse a pris la place du loufoque des déguisements. Le contraste entre les émotions est intense.
Le titre du film est plutôt ironique car tous les personnages présents ne sont pas libres, mais bien emprisonnés, au sens propre comme au figuré. Ils sont tous prisonniers de quelque chose, que ce soit de leurs mensonges, leurs sentiments etc… Yvonne et Louis sont prisonniers de leurs mensonges. En effet, Louis a caché le secret de Santi pendant plus de 8 ans, et Yvonne elle, ment à Antoine sur qui elle est. Elle est aussi prisonnière de la culpabilité qu’elle éprouve envers Antoine. Elle va l’aider, le protégé, et le soutenir durant sa période de réinsertion et dans la reprise de contact avec sa vie. Antoine, est prisonnier de la colère, de la rancœur qu’il éprouve envers l’humain. Il réagit très mal durant sa réinsertion. Il vole, frappe, mord les personnes qui osent s’opposer à ses moindres désirs.
J’ai aimé ce film, il traite d’un sujet sensible, la réinsertion, auquel nous ne faisons pas forcement attention en réalité, mais avec humour ce qui rend le sujet plus intéressant. Un film plein d’émotions.
Jovana OLIVEIRA ,1COM, lycée R. Wlerick, Mont de Maran
2018/11/30 10:42 #2018-en-liberte-1-5
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
J’ai aimé ce film car il était très drôle on voit des scènes qui n’ont rien à voir avec ce qui se passerait dans la vie réelle. Et c’est ce qui est comique. J’ai aimé car le réalisateur décrit la vie réelle avec des scènes surréalistes comme le personnage d’Antoine qui met le feu à un restaurent car il ferme. Le film évoque le thème de l’amour avec des personnages dans le doute. On remarque des triangles amoureux :
Entre « Yvonne, Antoine et Agnès » et « Yvonne, Louis et Antoine ».
Antoine pense être amoureux d’Yvonne alors qu’il cherche juste quelqu’un qui le comprend. Yvonne pense aider Antoine à se sentir mieux mais au lieu de ça elle ne fait que l’encourager dans sa rage. Agnès qui dévoile tout son amour et ce qu’elle récent mais ne lui dit pas en face et ce cache derrière une porte. Ou louis qui porte un masque pour embrasser Yvonne.
Le réalisateur aborde des sujets graves avec humour comme l’enfermement : Antoine a été en prison pendant 8 ans, Agnès s’enferme dans une bulle imaginaire d’un amour parfait puis Yvonne enferme son fils dans une bulle imaginaire avec un père « super héros ».
On remarque aussi la difficile réinsertion suite à une erreur judiciaire, Agnès voit le changement du comportement de Antoine « tu pars innocent et tu reviens innocent mais avec la cruauté des coupables ».
Le film nous montre la vengeance du personnage d’Antoine qui commet des délits pour donner un sens à son erreur judiciaire.
Ce film montre aussi le paradoxe du bien et du mal : vouloir faire le bien tout en faisant mal. Yvonne va jusqu’à dire « Il vaut mieux être un salaud qu’une victime ». Elle se sent tellement coupable qu’elle en confond le bien et le mal.
Le titre En Liberté ! dans ce film veut peut-être dire que de ne pas avoir de rancœur ni de contrainte, de vivre sans mensonge, c’est ça la liberté.
Hugo Brethes ,1 COM, lycée professionnel R. Wlerick,Mont de Marsan
2018/11/30 11:00 #2018-en-liberte-1-6
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Le film En Liberté ! réalisé par Pierre Salvadori est film français qui traite d’une jeune inspectrice qui découvre 2 ans après la mort de son mari que celui-ci est un flic ripoux et qu’il a mis pendant 8 ans un innocent derrière les barreaux. Ce film commence directement avec une grosse scène d’action où on peut voir une brigade d’intervention surgir dans un appartement pour arrêter une bande de trafiquants. Un violent combat s’ensuit dans tout l’appartement, les corps tombent, les balles fusent de partout et nous pouvons voir un homme qui se démarque par sa dextérité au combat rapproché, limite proche de l’irréelle. Nous ne faisons couper l’action par une autre scène où une mère raconte à son fils toute l’histoire précédente qui avait pour héros son père décédé depuis deux ans. Et son fils pense absolument que son père est le plus grand des héros. On voit un fils qui se remet à peine du décès de son père et une mère qui découvre une nouvelle qui chamboule sa vie. En arrêtant un suspect elle apprend que son mari était corrompu et que certains de ses biens venaient des affaires qu’il avait ‘’régler’’. Un grand combat se passe dans son cerveau, elle peur que son fils découvre ce qu’est vraiment son père.
D’ailleurs, le titre en ‘’En liberté !’’ est paradoxal. Le réalisateur a voulu montrer des personnages « entravés dans plusieurs situations sadomasochismes » qui montre qu’ils sont aussi « entravés dans leur liberté ». Dès sa sortie de prison, le personnage d’Antoine évoque une grenade dégoupillée : il parle tout seul, se croit tout permis comme s’il était animé de superpouvoirs, tout en perdant pied devant sa véritable identité.
Le film se déroule rapidement enchainant des situations de plus en plus burlesques et hilarantes. Mon premier avis sur le film est vraiment positif il est traité avec un certain humour tout à fait à mon goût et aborde aussi des sujets sensibles comme la corruption dans la police, certaines personnes accusées à tort et emprisonnées.
Maxime Demcenko, 1 COM, lycée professionnel R. Wlerick, Mont de Marsan

2018/11/30 13:03 #2018-en-liberte-1-7
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
En Liberté !
En liberté ! est un film de Pierre Salvadori. C’est un film à double sens. Il parle de sujets sérieux mais avec beaucoup d’humour, si bien qu’on ne voit presque pas le vif du sujet. Tous les personnages de cette comédie sont enfermés dans le mensonge et jouent tous une double vie.
Yvonne veuve avec un enfant à charge va essayer de réparer la pire erreur que son mari est faite durant son service : avoir enfermé un innocent pendant huit ans. Se sentant coupable elle va mentir à Antoine, qui vient de sortir de prison, sur sa vie professionnelle (policière) pour lui faire comprendre que oui, il a le droit d’être en colère. Antoine vit plutôt mal sa réinsertion. Yvonne sera là pour l’aider mais pour le faire elle va devoir mentir à tout son entourage comme Louis le parrain de son fils et à ce dernier aussi.
Antoine est peut-être en liberté pour les autres mais au fond de lui il reste enfermé dans la prison. Le fait d’avoir été enfermé alors qu’il était innocent l’a changé négativement. Avant, il était un citoyen modèle, et maintenant il devient ce que tout le monde pensait qu’il était, un délinquant.
Le film commence comme une film d’action, un policier Jean Santi, héros sans peur et « intègre » défonce une porte pour arrêter des trafiquants de drogue. Cette scène du film est en réalité l’histoire que Agnès raconte à son fils. Le père est décrit comme un super policier, un super héros.
Nous avons aimé ce film parce qu’il était très humoristique mais il était aussi assez triste.
La partie du film qui parlait des sujets sérieux est assez triste alors que les actions du film sont toutes filmé de façon à être drôle.
On éprouve de la peine pour Antoine car il a été emprisonné pendant huit ans alors qu’il n’avait rien fait, il était innocent et à cause de Santi il est malheureux ; de la tristesse aussi pour Yvonne. Tous les soirs elle raconte des histoires à son fils pour glorifier le père qui n’est plus là. Mais le « conte de fées » s’écroule pour elle.
Le titre de ce film « En liberté ! » est ironique, car au final Antoine n’est pas en liberté, il est renfermé sur lui-même, avec de la rancœur, de l’énervement et de la haine. Sa femme sait qu’il n’a rien fait donc elle essaye tant bien que mal de le sortir de cette souffrance mais ça ne change rien. Yvonne, elle, est prisonnière du mensonge de son mari pendant toutes ces années. Louis, lui aussi était prisonnier du mensonge car il savait tout ce qu’avait fait Santi mais n’ a jamais avoué à Yvonne, par peur de sa réaction.
C’est quand on comprend le film correctement qu’on peut voir tout ce qu’ils ont pu endurer les uns autant que les autres. Les trahisons les mensonges jusqu’à perdre la notion de bien et de mal. Yvonne dit à Antoine : « vaut mieux être un salaud qu’une victime ». Et c’est exactement ce que finit par penser Antoine après avoir été injustement condamné à 8 ans de prison.
Le fils d’Yvonne qui voyait son père comme un héros, mais c’était tout le contraire de ça, en réalité. C’est à la fois touchant de voir comment Yvonne essaye de donner une image d’abord héroïque du père, puis une image de plus en plus proche de la réalité. Elle veut faire comprendre avec des références liées à l’enfance, que son père n’est pas le héros du départ. Elle veut restaurer la vérité tout en mentant. C’est peut-être ça qui est difficile. Ça fait de la peine de mentir à un enfant.
Notre avis sur ce film, est qu’il est à la fois drôle, mais également triste, et pleins de rebondissements.
Critique collective, 1 Com, lycée professionnel R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/30 15:08 #2018-en-liberte-1-8
Lycée PRO Louis Pasteur, Nice, académie de Nice
Dans ce faux polar excentrique, sur une côte d’azur imaginaire, Yvonne (Adèle Haenel), policière, veuve du capitaine Santi (Vincent Elbaz), assiste à l’inauguration d’une statue en son honneur. Peu après, suite à une arrestation massive, elle découvre que son « héros » de mari n’était qu’un ripou de première et a fait condamner un innocent à huit ans de taule. Yvonne va essayer de racheter la mauvaise conduite de son mari en aidant Antoine (Pio Marmaï) à revenir à une vie normale après ses années de prison. En effet, celui-ci sort en ayant profondément changé. Même sa femme, Agnès (Audrey Tautou), ne le reconnaît plus, puisqu’il mange les oreilles des gens lors de braquages ou de disputes complètement farfelus.
La scène d’ouverture, parodie d’une séquence à la Belmondo, nous montre le capitaine Santi enfonçant la porte de l’appartement de narcotrafiquants. S’ensuit une bagarre déjantée au terme de laquelle Santi saute du cinquième étage et atterrit comme une fleur sur le siège conducteur d’une voiture décapotable. Voici l’histoire racontée par Yvonne à son fils chaque soir. Mais l’image du puissant papa sera dégradée, et la scène rejouée, après la découverte par Yvonne de la vraie nature de Santi.
Salvadori aborde des thèmes poignants comme l’absence, la difficulté d’être soi même, le mensonge et l’amour dans une comédie d’un genre nouveau, qui nous a très agréablement surpris et pour tout dire, é-cla-té !

La classe de 1C
2018/11/30 15:40 #2018-en-liberte-1-9
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
La comédie “En liberté !” réalisée par Pierre Salvadori est sortie en 2018. Veuve de son mari policier, un lieutenant de police découvre que son défunt époux, célébré en héros, était corrompu et sans scrupules, un vrai ripou. Dans l'espoir de réparer ses erreurs, elle va connaître des situations délicates. Le film est même qualifié de “comédie de l’année”. Pour toucher du doigt l’harmonie qui leur échappe, les antihéros de Salvadori brodent, manipulent, affabulent, délirent, avec une énergie rare, déjà présente sur l’affiche de part toutes les petites critiques prises dans différents journaux. Sans aucun cynisme. C’est pourquoi ils ne sont jamais aussi sincères que lorsqu’ils feignent de l’être. Toute leur poésie vient de là. Pierre Salvadori donne l’impression de se forcer à trouver un ton décalé, une sophistication des dialogues et des digressions mélancoliques pour s’assurer une respectabilité et se démarquer d’un simple cinéma comique de producteur. Le plus réussi de “En liberté !” réside ainsi dans les dialogues, écrits par Salvadori lui-même. Au fur et à mesure de l’histoire, on assiste à un trio amoureux entre Yvonne, Louis et Antoine sans que l’on tombe dans la comédie romantique pour autant.
Emma-Rose Autier, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2018/11/30 15:41 #2018-en-liberte-1-10
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
La comédie dramatique En liberté ! met en scène des sujets sérieux, c’est-à-dire la réintégration dans la société après une longue peine, l’évolution de l’enfant et tout ça sous le ton de l’humour absurde. C’est un contraste que je trouve bien géré par Pierre Salvadori, l’humour n’est jamais lourd et fait toujours mouche. Il laisse également de la place aux moments dramatiques sans que cela ne nous dérange. Je pense que si cette alliage marche si bien c’est surtout grâce aux acteurs qui font très “vrais”, ils partagent une sensation familière comme si les personnages étaient nos propres proches. Les histoires d’amour sont également primordiales dans le film, même si l’humour n’est pas construit que sur ces scènes. Ce sont elles qui font avancer le fil rouge du film et qui donnent l’occasion aux personnages de se ridiculiser ou de ridiculiser les autres, ce qui provoque le rire et renforce notre affection pour eux.
En fin de compte, j'ai énormément apprécié ce film. Il m'a fait rire comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps. C'est un film qui détend certes mais les sujets m'ont également touchée, surtout celui sur le deuil, les personnages apprennent tous d'une façon ou d'une autre à surpasser la mort de leur ami, mari et père. C'est donc un film que je conseille spour son humour et son message.
Ambre Maubois, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2018/11/30 15:42 #2018-en-liberte-1-11
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
Le film “En liberté !” a un ton quelque peu décalé : tantôt ultra-sérieux avec parfois des problématiques de film noir, et tantôt tellement burlesque qu’on se rapproche d’un cartoon à la “Tom et Jerry”. Et ce, même si le film pose son ambiance dès le début avec une scène d’action parodiant un “Mission Impossible” avec Vincent Elbaz en Tom Cruise.
Donc le film est drôle, et a recours à de nombreux comic-reliefs, comme le serial-killer se baladant dans le commissariat avec ses sacs en plastiques remplis de têtes, en suppliant qu’on le mette en prison, ou le club BDSM du début, véritable “fusil de Tchekhov” qui lance toute l’intrigue et où tout semble être irrémédiablement attiré.
Les personnages sont très attachants, et leurs remises en question comme leurs succès sauront à coup sûr faire mouche dans le coeur des spectateurs. On pense évidemment tout particulièrement à Yvonne, quand elle réalise que son mari était un ripou, ou à Antoine, qui cherche à reprendre une vie normale tout en n’arrivant pas à tourner la page “prison”.

C’est donc un film qui vous fait à la fois vous tordre de rire et plonger dans un scénario plein de rebondissements.
Joséphine Urrutia, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2018/11/30 16:00 #2018-en-liberte-1-12
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
En liberté ! est un film riche en rebondissements ! Yvonne, une jeune policière, découvre à la suite d’une enquête que son mari le capitaine Santi, un héros local mort en exerçant sa fonction, est en réalité un ripou. Elle a été trompée. Elle décide alors de réparer les torts que ce dernier a commis et fait notamment la rencontre d’Antoine, un innocent incarcéré pendant huit ans pour le braquage d’une bijouterie. Cette rencontre va changer la vie des deux personnages en mettant beaucoup d’action dans leurs vies.
Ce film aborde un sujet sérieux, tout en douceur, en mêlant intrigue policière et humour, ce qui est très agréable. Entre scènes d'actions et passages humoristiques, on ne s'ennuie jamais ! Le casting est bien réalisé, on y retrouve notamment Audrey Tautou et Vincent Elbaz, acteurs connus du grand écran, ainsi que la jeune actrice montante Adèle Haenel. Elle prend de l’assurance par rapport à ses premiers films, et joue très bien son rôle de veuve trahie. Le jeu d'acteur de Pio Marmaï est bien réalisé, rendant son personnage attachant. Que ce soit acteurs principaux ou secondaires, le jeu des acteurs est très bon, rendant ainsi le film agréable à regarder.
Dans l’ensemble j’ai beaucoup aimé ce film. Les scènes d’humour mettent de bonne humeur, l’histoire du film tient la route du début à la fin, l’humour absurde mélangé à la romance donne un bon mélange. Et les scènes qui se font écho sont vraiment appréciables. Sans parler du jeu des acteurs vraiment sympathiques qui donne un très bon film ! La seule chose qui m’a moins plu est le fait que le film commence directement sur une scène de bagarre un peu trop dynamique à mon goût. Sinon, je vous conseille vivement de regarder ce film !
Mäïlys Kerherno-Coudert
2018/11/30 16:35 #2018-en-liberte-1-13
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
En liberté! est un film réalisé en 2017 par Pierre Salvadori.
Yvonne, jeune inspectrice de police, est victime d’une mascarade et décide de changer sa vie et de changer celle d’un innocent, Antoine. Cette rencontre inattendue et folle va dynamiter sa vie.
Un désir de reconstruction de soi se lance. Entre fou rires et pleurs, crises de colère et méchanceté, les deux personnages principaux affrontent la dure réalité de la vie. Drôle, ce film est parcouru de messages positifs, qui prônent le Carpe Diem et l’Amour avant tout. Scène finale intéressante qui montre que malgré les choix que l’on fait, bons ou mauvais, on arrive toujours à un “happy ending”. Brillant !
Léa Couturier, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2018/11/30 16:36 #2018-en-liberte-1-14
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
La comédie réalisée par Pierre Salvadori intitulée En liberté ne m’a pas beaucoup plu malgré un mélange d’humour et d’exaltation car il y a des scènes très répétitives mais aussi car ce n’est pas vraiment mon type de film. Je n’ai pas trouvé de morale ou de message important à la fin .Ce film raconte l’histoire d’une femme policière qui découvre que son mari défunt et père de son fils mais aussi héros local de la ville était en réalité un escroc, une ordure qui avait envoyé un homme innocent nommé Antoine en prison, elle essaye donc de se racheter auprès de l’innocent à sa sortie de prison. L’histoire du film est particulièrement tournée autour des personnages principaux. Le jeu des acteurs est travaillé, les acteurs ce sont bien mis dans la peau de leurs personnages malgré les difficultés et la longueur du scénario qui a nécessité de l’agilité et de la retenue en même temps de la part de l’acteur. Les plans effectués par Salvadori sont souvent rapprochés pour bien voir l’expression et les émotions des personnages, on retrouve aussi beaucoup de jeux de regards avec des champs contre champs. Le rythme des séquences est rapide malgré les répétitions qui ont lieu entre les scènes comme transition et qui sont les histoires racontées par Yvonne à son fils. La tonalité de ce film reste très humoristique comme par exemple dans les bagarres entre Jean Santi et les brigands. Les points forts dans ce film sont la rencontre entre Antoine joué par Pio MarmaÏ et Yvonne, la découverte de la vérité sur son mari et quand elle révèle à Antoine qu’elle est flic, et la scène finale quand elle reproduit la scène de retrouvailles entre Antoine et sa femme pour elle et son collègue policier et son fils. Les points faibles de ce film sont ses effets spéciaux pour les bagarres et les scènes très répétitives de l’histoire qu ’Yvonne raconte à son fils. L’un de mes moments préférés et émouvants c’est quand le fils d’Yvonne rêve de son père qui se transforme en super-héros. Salvadori a aussi beaucoup joué avec le spectateur en nous donnant plus d’informations que ce dont disposent les personnages et aussi ce mélange James Bond, Tarantino et Zorro qu’on retrouve avec les courses poursuites et les scènes d’action sans jamais laisser de côté l’humour.
Ana Francini
2018/11/30 16:37 #2018-en-liberte-1-15
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
En Liberté ! est un film réalisé par Pierre Salvadori, sorti en 2018.

Yvonne (Adèle Haenel), jeune inspectrice de police, découvre que son mari, le capitaine Santi (Vincent Elbaz), héros local tombé au combat, n’était pas le flic courageux et intègre qu’elle croyait mais un véritable ripou. Déterminée à réparer les torts commis par ce dernier, elle va croiser le chemin d’Antoine (Pio Marmaï), injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Une rencontre inattendue et folle qui va dynamiter leurs vies.

Le film commence sur une scène où l’on voit le mari d’Yvonne arrêter une bande de narcotrafiquants à lui seul. Cette scène est en fait la représentation de ce qu’Yvonne raconte à son fils de son papa avant de l’endormir. Or, lors d’une altercation dans une boîte sadomasochiste, elle découvre que son défunt était en fait corrompu. Au fur et à mesure qu’elle découvre qui était réellement son mari, on verra son opinion de lui changer à travers les histoires qu’elle racontera à son fils qui, elles, changeront aussi.
Adélie Trimbour, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2018/11/30 16:39 #2018-en-liberte-1-16
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
Le film En Liberté ! est une comédie réalisée par Pierre Salvadori qui raconte l’histoire d’une veuve, Yvonne (interprétée par Adèle Haenel) découvrant la vérité sur son défunt mari policier (joué par Vincent Elbaz).
Celui-ci est célébré en héros alors qu’en fait c’est un homme corrompu et elle va découvrir qu’il a également incarcéré un homme innocent durant huit ans.
Déterminée à réparer les torts commis par ce dernier, elle va croiser le chemin d’Antoine (interprété par Pio Marmai), et cette rencontre inattendue va totalement changer leurs vies.
Cette comédie nous entraîne dans un tourbillon euphorique sans négliger la gravité de l’intrigue.
Entre amour et folie, ce film est à la fois une comédie burlesque et romantique ainsi qu’un film d’action policier.
Les spectateurs aiment ce film plein d’humour car il transmet “un vent de liberté”.
Romane Pierson
2018/12/03 10:21 #2018-en-liberte-1-17
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
En Liberté ! est un long métrage de 107 minutes qui raconte l’histoire d’Yvonne, veuve de Jean, un lieutenant de police dont elle ne soupçonnait pas qu’il était un policier « ripou ». Jean est mort, aussi chaque soir, Yvonne conte à son fils, pour l’endormir, des histoires où elle héroïse malgré elle les actes et la vie pas toujours très honorables de Jean.
L’intrigue mêle donc humour noir et vive émotion grâce aux différents personnages qu’incarnent admirablement les acteurs, dans l’alternance de scènes comiques et dramatiques. Ains par exemple, le thème du sadomasochisme, traité avec dérision, tranche-t-il violemment avec celui de la folie, comme celle dans laquelle sombre Antoine, incarcéré à cause de Jean pour un braquage de bijouterie dont il était innocent. Il devient alors incontrôlable à sa sortie de prison, volant, agressant des gens dans la rue, et allant jusqu’à incendier des bâtiments. Yvonne et sa femme Agnès tentent tant bien que mal de le sauver et le ramener à la réalité.
L’une de mes scènes préférées est celle où Antoine frappe à la porte de chez lui, en faisant une surprise à sa femme qui ne s’attendait pas à le voir arriver si tôt, sa sortie de prison ayant été initialement prévue plus tard dans la journée. Elle qui rêvait de ce moment depuis huit ans et qui l’avait imaginé, idéalisé, ne pensait pas que ces retrouvailles se passeraient ainsi. Elle lui demande alors de lui laisser quelques secondes pour se préparer afin de recommencer leurs retrouvailles. Agnès lui décrit alors comment il doit marcher, poser ses pas sur le gravier, ouvrir le portail et frapper à la porte, pour qu’elle puisse pleinement profiter de ce moment. Antoine s’exécute et recommence plusieurs fois, pour le bonheur d’Agnès, jouée par une Audrey Tautou éclatante, qui nous émeut et nous fait aussi rire tout à la fois par son coté enfantin et décalé.
Ce comique de répétition se retrouve aussi dans le personnage du psychopathe, qui ramène tous les jours dans des sacs plastiques, des morceaux découpés de sa tante qu’il a assassinée. Chaque fois qu’il apparaît à l’écran, il se trouve en la possession d’un sac en plus. Ce qui renforce le côté absurde de ces scènes, c’est aussi le fait que personne ne lui prête d’attention ou s’occupe de lui, encore moins le collègue d’Yvonne, transi d’amour pour elle, et qui ne prête aucune attention à l’homme à qui il demande à chaque fois de revenir un autre jour.
Malheureusement, le film s’achève un peu vite, j’aurais aimé que la fin soit davantage développée, et bien que j’aie globalement beaucoup apprécié En liberté !, je suis un peu restée sur ma faim…
Valentine Provost.
2018/12/03 10:35 #2018-en-liberte-1-18
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
En Liberté est un film de Pierre Salvadori, présenté en 2018 à la Quinzaine des réalisateurs, compétition qui se déroule à Cannes pendant le fameux festival et laissant la part belle au cinéma d’auteur.

Le long métrage raconte les aventures d’une jeune inspectrice de police, Yvonne, qui a perdu son mari deux ans plus tôt, lui aussi dans la police. Cependant, lorsqu’elle découvre que ce héros local était en réalité un “ripou”, elle décide de réparer les torts que celui-ci a commis, à commencer en aidant l’homme qu’il avait envoyé en prison pour couvrir ses manoeuvres illégales. Seulement, après huit années de prison, Antoine n’est plus le même homme attentionné et calme qu’il était, et cette rencontre inattendue va déstabiliser leurs vies respectives.

Le réalisateur Salvadori traite des sujets de la vie quotidienne, pose des interrogations que nous sommes tous amenés à nous poser, tout cela de façon Le thème du mensonge est d’abord un des motifs que l’on retrouve tout au long du film : dès les premières scènes en effet, c’est le mensonge qui devient l’élément déclencheur des péripéties que traversent les personnages. Ainsi c’est la tromperie de son mari qui va entraîner Yvonne à faire la rencontre d’Antoine. Mais Yvonne n’est pas en reste, elle ne cesse de mentir elle aussi, à Antoine notamment, mais également au parrain de son fils et amant, Louis. Cependant ces mensonges prennent toujours une tournure comique : l’exemple le plus flagrant en est la séquence où le prêtre, arrêté dans un appartement où se rencontrent des adeptes du sado-masochisme, feint de s’être seulement trompé d’étage. Ou encore lorsqu’ Yvonne se fait passer pour une prostituée et dédramatise le mensonge par le rire.
Si le mensonge est une évidence pour la personne trompée, à l’inverse, la vérité n’est jamais écoutée, ou on refuse tout simplement de la voir : Yvonne n’a ainsi jamais remarqué que le luxe dans lequel elle vivait était factice, illégitime. De même, l’homme qui a assassiné sa tante n’est pas écouté par Louis et il ne le sera jamais, alors qu’il vient chaque jour lui même se dénoncer au commissariat, et que pendant ce temps le nombre de ses victimes s’accroît.
Le jeu entre vérité et mensonge est au coeur du film et guide nombre des actions. L’homme le plus malhonnête devient ainsi le plus honnête, et le plus honnête se met à accumuler les mensonges.

D’autres thèmes sont également abordés tels que l’amour et la sensualité, et là aussi toujours avec humour. Si les déclarations d’amour, qui mêlent grande simplicité et jolie poésie, sont fréquentes dans le film, elles sont cependant toujours détournées par un élément comique.
C’est un film qui peut aussi être très cru, comme dans les histoires pour dormir que raconte Yvonne à son fils, l’épisode de l’homme aux sacs remplis de membres coupés, le vocabulaire familier voir grossier... mais toujours avec douceur. Salvadori y développe les thèmes de l’entraide, de l’amour, avec pudeur autant qu’humour.
Une douceur qui parfois contraste avec l’ironie du réalisateur : ainsi Agnès, la femme d’Antoine, lui parle de ses rêveries où elle imagine qu’il s’échappe de prison et qu’il l’emmène au fond du jardin en face d’un magnifique trésor. Douceur d’Agnès…mais ironie de la séquence : quand Antoine fait en sorte que ce rêve se réalise, il porte des cornes en cuir, et le trésor est bien moins spectaculaire que dans le rêve d’Agnès.
Salvadori joue également avec le thème des valeurs chevaleresques : Antoine voudrait offrir milles merveilles à sa femme, mais cet idéal se heurte à une réalité très éloignée des contes de fée. De même Yvonne, qui voit son mari en beau chevalier au départ, doit revenir à la réalité à la fin.

Alors doit-on parler d’un film réaliste ou absurde ? Salvadori propose une représentation réaliste de l’amour et du mensonge, mais dans un style exagéré où la violence et la folie prennent des tournures décuplées. Les acteurs jouent à merveille, ils incarnent parfaitement cette alternance entre humour et sérieux, et ce qui semble être leur folie cache en réalité une véritable souffrance intérieure. Lorsque Agnès demande à Antoine de rejouer son arrivée à de nombreuses reprises on finit par être attendri et touché par son émotion, et on la comprend.
Plutôt que de parler d’absurde, on pourrait peut-être évoquer l’univers de la bande dessinée : la scène d’ouverture nous plonge dès le début dans cette ambiance, par les cascades, la musique et les bruitages, avec un père super-héros comme dans les comic strip.
Cependant c’est surtout l’humour noir qui nous rappelle les bandes dessinées, avec des personnages caricaturés (l’homme aux sacs, Antoine), les situations toujours plus absurdes les unes que les autres et les histoires d’amours étonnantes.

Une autre question a retenu mon attention dans le film : le temps.
Salvadori parle du temps qui passe, comment revivre après être allé en prison, comment reconstruire sa vie et se reconstruire soi-même. Lorsque l’on entend que des hommes ou des femmes sortent de prison nous n’envisageons jamais comment cela doit être de revivre, et peut-on seulement vraiment se sentir “libre” comme avant ? Lorsqu’ Antoine sort de prison, il s’étonne de voir le monde si changé, comme si le temps n’avait pas bougé pendant qu’il était en prison. De même pour Yvonne, lorsqu’elle rentre de prison et que son enfant semble ne pas avoir grandi. Salvadori ne nous dit pas combien de temps elle est restée en prison, cependant on a la sensation que beaucoup de temps a passé. Alors est-ce que son fils semble ne pas avoir grandi parce qu’elle le voit toujours comme le même petit garçon ?
Seulement a-t-on réellement envie que tout reste comme avant ? Le personnage d’Antoine montre parfaitement ce désir de tout recommencer, mais sans pouvoir véritablement se détacher de son passé. Pio Marmaï, l’acteur incarnant Antoine, parvient avec justesse à montrer ce désir de liberté en même temps qu’une immense détresse.
Le fait qu’ Yvonne aille en prison à la fin et vive le même parcours qu’Antoine marque comme une sorte de boucle, le temps file et tout recommence sans fin.
J’ai trouvé néanmoins que la fin était allée un peu trop vite, et cela m’a un peu frustrée ; mais peut-être que Salvadori cherchait justement à montrer qu’après tout, le temps n’attend pas, même s’il nous en donne l’illusion.

Toutes les questions que pose le réalisateur, parfois presque philosophiques, nous amènent à réfléchir longuement après la séance. Qu’est-ce que la liberté ? Doit-on dire à son enfant que son père était un imposteur ? Ou doit-on le bercer dans l’illusion d’un père héroïque ? Comment aider quelqu’un à revivre après une trahison ? Après la prison ?
Des questions qui n’auront sans doute jamais de réponse unique, et auxquelles le réalisateur tente modestement et avec beaucoup d’humour d’apporter les siennes.
Adèle Ehlinger.


2018/12/03 10:38 #2018-en-liberte-1-19
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
En liberté ! raconte l’histoire d’un jeune homme nommé Antoine, sortant de prison, alors qu’il avait été accusé d’un crime dont il était innocent. Yvonne est une femme policière dont le mari, qui exerçait la même profession, est décédé. Ce dernier était vu comme un homme honnête et courageux aux yeux de sa femme, son fils et son entourage, jusqu’au jour où elle apprend que ce n’était pas le cas, et qu’il avait fait emprisonner un homme de 24 ans, innocent, qui avait encore toute sa vie devant lui, lui volant par là-même 8 ans de son existence. A partir de ce moment, alors que sa peine se termine et qu’il sort de prison, Yvonne, qui se sentait terriblement coupable, décide qu’elle devra désormais veiller sur lui, comme pour tenter de réparer la faute de son mari. Pour ce faire, elle n’hésite pas à se faire passer pour une autre femme. De son côté, la femme d’Antoine est très heureuse de retrouver son mari, mais son bonheur se transforme vite en cauchemar lorsqu’elle se rend compte que la prison l’a totalement changé, il n’est plus le même, il est devenu un homme violent et fou. Yvonne devient donc la seule personne capable de le comprendre. Commence alors une histoire à la fois drôle et touchante, riche en situations autant émouvantes que farfelues et improbables.
J’ai beaucoup aimé ce film de Pierre Salvadori, qui d’abord est très drôle : je trouve notamment très comique la scène dans laquelle Antoine est dans le bus, qu’il parle tous seul et qu’une dame âgée l’interrompt. Mais c’est également un film très émouvant avec cet homme sorti de prison, marqué par les années passées là-bas, perturbant le fonctionnement de sa vie quotidienne. Tout ceci ne serait jamais arrivé si les policiers avaient fait leur travail : ou comment les petites magouilles de quelques personnes peuvent briser la vie d’autres, innocentes. C’est une œuvre d’autant plus touchante qu’on se dit que c’est finalement très réaliste, car sans doute beaucoup d’hommes sont condamnés pour des choses qu’ils n’ont pas commises.
J’ai trouvé très subtil d’ajouter à ce film cette part d’humour, comme au moment où la police arrête des personnes dans un « bordel sadomasochiste ». Pour ma part je n’ai pas trouvé cela lourd, c’est ce qui je pense a donné ce petit charme au film, puisqu’ en plus on retrouve le même humour jusqu'à la fin du film. Ma scène préférée est d’ailleurs celle où Antoine revêt des habits sadomasochistes pour braquer la bijouterie…
Pour conclure, cette invention pleine d’émotion de Pierre Salvadori est un excellent moyen d’aborder un sujet sensible et touchant tout en passant un bon moment à rire : j’ai adoré !
Maëlle Cocheteux
2018/12/03 10:40 #2018-en-liberte-1-20
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
En liberté, en liberté,
C’est cette mélancolie,
Que j'apprécie à la folie,
De ces gens qui me touchent,
De ces gens qui sont louches.

En liberté, en liberté,
Ils se savent plus vivre leur vie,
C’est cette tristesse qui
Résonne au cinéma,
Pourtant j’ai tellement ri,
De ces êtres maladroits.

En liberté, en liberté !
C’est ces gens qui aiment vivre,
Ces gens qui veulent être libres.

Eva Cormier
2018/12/03 10:48 #2018-en-liberte-1-21
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Libéré, délivré !

En liberté  raconte l’histoire d’un innocent condamné à plusieurs années de prison, à la place du vrai coupable, pour avoir cambriolé une bijouterie. Une policière ( qui plus est femme du coupable), qui ignorait cette affaire, la découvre moins d’une semaine avant la libération de l’homme, alors que son mari est mort depuis deux ans.
C’est lorsque l’homme sort de prison que la policière va faire sa connaissance en endossant une fausse identité, et cachant son statut de policière : elle se présente simplement comme une femme qui désire l'aider à réintégrer la société dont il a été privé depuis huit ans.
Commence alors une histoire folle, pleine d’amour et d’humour, qui nous montre à quel point cet homme libéré ne peut pourtant retrouver une vie normale, la reprendre où il l'avait laissée, huit années auparavant. Le film nous montre Yvonne, l'héroïne du film, face à un choix cornélien : doit-elle accepter de sacrifier une partie importante de sa vie pour aider un individu à se rétablir et tenter de réparer les fautes de son mari, ou plus égoïstement laisser cet homme dans la détresse ?
Mais ce n’est pas tout, un autre élément est à prendre en compte : est né de l'union entre la policière et le policier « ripou » un enfant, qui dans l'innocence de son jeune âge et bercé par ses rêveries, voit toujours son père comme un modèle. Sa mère va donc essayer peu à peu de faire comprendre à l’enfant que son père n’était pas le héros que tout le monde croyait et dont elle se plaisait à raconter les exploits imaginaires. Vincent Elbaz, qui joue le rôle du père rêvé par l’enfant est exceptionnel dans les scènes où son fils l’imagine se battant avec des criminels : c’est un des nombreux running gag du film.
Ce film est drôle, ce film est frais, ce film est émouvant. Les dialogues sont très bien travaillés, les scènes comiques y sont bien maitrisées, bien rythmées, tout en se moquant de la bienséance : l’humour proposé est particulièrement noir...
Pour conclure c’est un excellent film qui prouve qu’on peut faire passer au cinéma des messages sérieux, tout en faisant rire toutes les vingt secondes.
Noam Lenz
2018/12/03 10:55 #2018-en-liberte-1-22
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Ce film de Pierre Salvadori nous raconte l’histoire d’une femme nommée Yvonne qui est inspectrice de police, et qui découvre que son mari, Santi, n’était pas le policier courageux et intègre qu’elle croyait, mais au contraire un véritable ripou. Déterminée à réparer les torts commis par son mari, elle va rencontrer Antoine qui a été injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Cette rencontre aussi intense qu'inattendue va désormais chambouler leurs vies.

Les rapports père/mère/fils

J’ai trouvé ce film intéressant parce que nous avons pu voir une histoire à la fois touchante et drôle. Pierre Salvadori est parti d’une histoire triste, pour la traiter en comédie, et le spectateur rit effectivement de bon coeur.
Au début du film, on peut voir Santi en train de se battre comme un fou avec d’autres hommes : la scène ne paraît pas réaliste, mais on comprend ensuite, car la séquence suivante montre son ex femme,Yvonne en train de raconter le passé de son ex mari à son fils. Elle veut en effet le lui décrire en « héros », pour qu'il ait une belle image de son père décédé. Mais à partir du moment où elle découvre qu'il est un ripou, on va revoir régulièrement la même séquence de bataille, racontée le soir par Yvonne à son fils, mais en y insérant à chaque fois de nouveaux petits détails, qui permettent de jeter la lumière sur la réalité de cet homme, afin de préparer son fils à la terrible vérité.
Au départ j'ai été un peu choquée, il ne m'a pas semblé correct de donner à son enfant une image négative de son père juste parce qu'on ressent de la haine envers lui ; puis, en y réfléchissant, je me suis dit qu'Yvonne pensait qu'il était nécessaire de lui montrer le vrai visage de son père sans le dénigrer trop brutalement. Dire la vérité à son enfant quitte à ce qu’il ressente du dégout envers son père ? Ou ne rien lui dire et prendre le risque qu’il le découvre plus tard et qu’il en soit extrêmement déçu ? C’est un débat qui reste ouvert, même si à l'arrivée le réalisateur s'en sort par une pirouette : à la fin du film, on voit que l’enfant décide tout seul, alors même qu'il connaît la vérité, de garder une image positive, sinon de son père réel, du moins du père fictif qu'Yvonne lui dépeignait dans ses histoires du soir..


Une idylle inattendue

Quand Yvonne apprend que Antoine sort de prison elle décide de se mettre à le suivre et d’observer ses divers comportements. Dès sa sortie, elle le suit dans le bus, dans un bar et dans une boîte de nuit. Elle se rend compte que la prison l’a rendu violent : lors d’une soirée il se met à voler de l’argent à des femmes et au moment où elles le rattrapent il se bat avec deux hommes et mord l’oreille de l'un d’entre eux. C'est à ce moment qu'Yvonne décide de lui parler et de là une idylle va naître entre eux, malgré le fait qu’il ait déjà une femme. Yvonne doit néanmoins lui cacher qu'elle est inspectrice de police. Elle va décider de couvrir ses délits, comme quand il incendie le restaurant, et elle ira même jusqu’à y participer : ainsi à la fin ils vont tous les deux braquer une bijouterie avec des déguisements sadomasochistes, les rendant tous deux ridicules, ce qui m’a bien fait rire.

Le comique du film

Tout le long du film plusieurs éléments comiques sont en effet présents : par exemple, lorsqu’un homme vient se rendre au poste de police en avouant qu’il a tué sa tante et qu’il a avec lui des bouts de son corps et que le policier l’écoute sans prendre note et le laisse repartir comme si de rien était, et lui demande juste de revenir quand ça lui reprendra. On le voit effectivement plusieurs fois dans le flm revenir avec des sacs pleins les mains, pour le plus grand plaisir des spectateurs.
Ou encore au moment où Yvonne se fait passer pour une prostituée au poste de police pour ne pas qu’Antoine la reconnaisse et devine qu'elle est policière.
Une autre scène comique est encore celle où Antoine rentre chez lui après huit ans passés en prison : lorsqu'il arrive et sonne à la porte, sa femme ouvre très surprise de le voir, pensant qu’il sortirait plus tard, et lui demande deux fois de repartir au bout du jardin pour qu’elle puisse revivre de manière magnifique ce moment tant attendu. J'ai à la fois ri de bon cœur et trouvé ce moment très émouvant.

Pour conclure, je dirais que j’ai beaucoup apprécié ce film car même si la situation est plutôt dure au départ, le fait de la mettre sous forme comique permet de l'adoucir et de la faire passer plus facilement. C’est un film où il y a de plus beaucoup d’actions - malgré quelques répétitions à certains moments, comme l’histoire de la mère à son fils qu'elle raconte tous les soirs avant qu’il aille dormir.
Il en reste un très beau film dans lequel on peut voir que mettre en prison quelqu’un d’innocent peut le rendre plus redoutable que jamais et modifier son comportement, au grand dam de son entourage, et de la société en général.
C’est un film que je recommande donc aux personnes prêtes à rire, mais aussi ouvertes d’esprit, car certaines scènes pourraient les choquer – ainsi celles qui tournent autour des amateurs de SM arrêtés au poste de police...
Gladys Depuiset
2018/12/04 10:52 #2018-en-liberte-1-23
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Ce film a été réalisé par Pierre Salvadori et a déjà obtenu un prix, le Prix SACD à la Quinzaine des réalisateurs pour Pierre Salvadori.
Ce film s’inspire à mon sens de faits qui peuvent arriver assez fréquemment et dénonce l’injustice d’un homme accusé et enfermé à tort à cause d’un policier ripou.
Yvonne, personnage principal découvre dans ce film que son mari n’était en fait pas un policier honorable et décoré pour son mérite mais un ripou qui a fait enfermer un homme à tort. Les histoires qu’elle raconte donc à son fils chaque soir pour s’endormir décrivent un père héroïque et inaltérable. Cependant ces histoires se dégradent au fil du temps et il en devient même le méchant de l’histoire à la fin du film. C’est donc intéressant de pouvoir suivre cette image du père tout au long du film.
Yvonne décide donc suivre cet homme enfermé à tort et découvre à son grand malheur que la prison a changé cet honnête homme en une pourriture assoiffée de vengeance car il se trouve une excuse pour faire plein de choses comme se battre, voler. Il veut récupérer les 8 années de sa vie que la prison lui a volée. Yvonne désespérée se rapproche de cet homme en espérant l’aider mais en fin de compte il l’entraine vers le bas. Mais un de ses collègues et ami essaye de l’aider très maladroitement.
L’humour de ce film est très décalé c’est ce qui fait son principal charme, comme si tous les personnages ne mesurent pas vraiment la gravité de leurs actes et que rien n’avait vraiment d’importance. Beaucoup de choses dans ce film font que c’est un film comique avec un humour particulier, qu’un enfant ne pourrait pas vraiment comprendre. Comme le gag récurant de l’homme qui vient avec ces sacs poubelles pleins de parties humaines et que Louis ne l’écoute pas et lui dit de revenir plus tard. Les vigiles qui lors du braquage de la bijouterie mangent des chips et prêtent plus attention à l’histoire entre les braqueurs comme dans une comédie romantique plutôt qu’à ce qu’ils sont en train de faire, est particulièrement hilarant. Ce film rend donc hommage à beaucoup de genres cinématographiques, film d’action, comédie romantique, même parfois des films plus burlesques de Charlie Chaplin.
« En liberté !» signifie dans ce film que Antoine peut faire quasiment tout ce qu’il veut car on lui a volé 8 ans de sa vie pour un braquage qu’il n’a pas fait. Antoine répète donc cette phrase souvent : « J’y ai droit » avant de commettre des délits de plus en plus violents. Cependant pour Yvonne « En liberté ! » signifie qu’elle est libre de faire ce qui lui plait pour rendre justice à ce qu’a fait son mari comme vouloir aider Antoine mais tout ne se passe comme prévu.
A mon sens « En liberté ! » c’est aussi se libérer de sa propre prison.
Matis BOULOY, 1COM, lycée professionnel R.Wlérick, Mont de Marsan