Newsletter du Prix Jean Renoir des lycéens

Cette Lettre d'information (NewsLetter) est réalisée par les élèves qui participent au Prix Jean Renoir des lycéens, sous la supervision de Anne-Sophie Chilard du journal Phosphore.

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Dernière lettre d'information

NL Prix Renoir 02
02/05/2017

Newsletter du Prix J. Renoir des lycéens

N°02 - Mai 2017

Toutes les Lettres du Prix Jean Renoir des lycéens

Sommaire


Cela fait plus de trois ans que Phosphore est partenaire du Prix Jean Renoir des lycéens. Cette année, c’est au cours de conférences Skype bimensuelles que nous accompagnons les lycéens dans la rédaction de leurs critiques pour la newsletter. Ces échanges sont l’occasion de vérifier leur enthousiasme face à un projet culturel d’envergure. Les lycéens aiment le cinéma et ils aiment en parler !  Leur créativité est sans limite quand il s’agit de mettre en scène leur point de vue. Et la qualité de leur analyse est souvent « bluffante ».   

Anne-Sophie Chilard - Magazine Phosphore

pictogramme cinémaI. AU CINÉMA

1. Films de l'année

A. "Radin", vu par les élèves du lycée Picasso à Périgueux (académie de Bordeaux)

Une critique rédigée par Mélaine Béraud et Marie Bouyer.

radin afficheCette année, la sélection du Prix Jean Renoir des lycéens ne propose pas de comédie. On peut le regretter, mais on peut l'expliquer. L'état du monde y est peut-être pour quelque chose... Alors on se retourne vers les classiques... On retrouve notre ami Molière, toujours prêt à nous faire rire, lui ! On relit "L'avare", et on se dit que ce défaut est intemporel. La preuve : Dany Boon l'incarne dans le dernier film de Fred Cavayé : "Radin" !  

     Se battre contre les vieux démons de François Gautier (joué par Dany Boon) qui cherche désespérément à ne pas dépenser son argent, c'est l'espoir de Laura, sa fille (jouée par Noémie Schmidt). François apprend tardivement qu’il a une fille du nom de Laura, ce qui entraîne forcément de nouvelles dépenses. Il traverse alors quelques petits moments de panique au sujet de son argent. Laura décide d'apprendre à connaître son père, en dépit de l'image de père idéal que sa mère Carole (jouée par Karina Marimon) lui a faite. De fil en aiguille et par de multiples épreuves,  François prend conscience de ses erreurs et perçoit un avenir plus serein. Ce film est plein d'émotions et de rebondissements. On voit de nombreuses situations embarrassantes et l'ambition de François pour s'en sortir. Le film est très réaliste. Le cadrage en plan poitrine nous permet d’être en osmose avec les personnages et de vivre avec eux pendant ces 90 minutes. Être radin ou avare, c'est un défaut qui fonctionne dans toutes les comédies populaires, à toutes les époques et pour tous les âges...

 B. "Sing street", vu par les élèves du lycée Belin à Vesoul (académie de Besançon)

Une critique rédigée par Florian Rouvière et Lila Lemeur.

sing street afficheUn film EXCELLENT ! Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier ce film : un scénario malheureusement placé dans la catégorie des « Déjà-Vu » : le garçon qui débarque dans un nouveau collège, rejeté, des amis boutonneux, une grosse brute, une fille dont il tombe désespérément amoureux et un frère complice. Tout ça dans une Irlande des années 80 où la crise économique est le sujet de toutes les conversations, mais ça, ce n’est qu’un détail… Comédie dramatique musicale irlandaise réalisée par John Carney sortie en octobre 2016 en France, elle nous fait nous retrouver dans les années 80 où nous rencontrons Cosmo, un adolescent vivant avec des parents qui n’ont de cesse que de se disputer. Des soucis financiers vont obliger Connor à fréquenter une nouvelle école, celle de « Synge Street ». Il ne va pas s’intégrer, ayant l’impression de débarquer dans un asile de fous où les enseignants sont des frères de l’Église Catholique qui frappent les élèves et les obligent à porter un uniforme. Cosmo va alors rencontrer Raphina, une jeune fille ayant pour projet de quitter la crise économique irlandaise et de se rendre à Londres, où elle pourrait suivre son rêve : une carrière de top model. Pour la séduire, Connor va alors créer, avec l’aide de son frère et d’amis un groupe qu’il va nommer « Sing Street ». Le cœur de Raphina va-t-il chavirer pour ce chanteur « futuriste » ?...  Lire la suite en ligne sur le site du lycée

2. Films de patrimoine

A. Le film de Renoir choisi par un élève du lycée Jean Moulin à Montmorilllon (académie de Poitiers)

À chaque nouvelle newsletter, un élève référent nous fait découvrir son film préféré de Jean Renoir. Pour ce numéro, quel est le choix de Sébastien  Delhomme ?

la fille de l'eau afficheTitre : "La fille de l'eau"               Année : 1924
Casting : Catherine Hessling et Pierre Philippe

Synopsis de Sébastien : c'est l'histoire de la jeune Gudule, qui partie en pêche sur une barque avec son père et son oncle, subit un horrible malheur. En effet elle découvrira que son destin va d'être orpheline car son père s'est malheureusement noyé. Bien qu'elle subisse plusieurs abus de la part de son oncle, elle trouvera refuge chez deux bohémiens, La Roussette et son fils, surnommé « La Fouine ».

Pour en savoir plus : la critique du Ciné-club de Caen

 

B. "L'enfance nue", vu par les élèves de l'internat de Sourdun à Sourdun (académie de Créteil)

Une critique rédigée par Tessa Jackson.

Que dire sur "L'enfance nue", de Maurice Pialat, qui n’ait déjà été dit? De nombreuses critiques existent plus documentées les unes que les autres. C’est cependant avec mes yeux de lycéenne que j’ai vu ce film, c’est donc avec mon ressenti de lycéenne que j'en parle aujourd’hui.enfance nue affiche

Initialement filmé comme un documentaire, "L’enfance nue" porte les marques de ce genre : la caméra à l’épaule, on suit le jeune François (Michel Terrazon) dans son quotidien et ses méfaits. On découvre les rouages de l’assistance sociale, en en rencontrant les acteurs du quotidien. On vit avec François. Maurice Pialat cherche, en effet, à rendre (dans son premier long métrage comme dans le reste de sa filmographie) un effet de réel, d’authenticité : l’image crue, parfois sale, les acteurs qui ne jouent pas vraiment puisqu’ils vivent ou ont vécu les situations filmées renforcent encore cette impression. Le cinéma est réel. François est un jeune garçon placé, il passe de famille en famille avant de se retrouver dans un camp de redressement après la bêtise de trop. Si la comparaison avec "Les 400 coups" de F. Truffaut (co-producteur de "L'enfance nue") est facile, elle est limitée : François n’est pas du genre à apprendre du Balzac par coeur mais plutôt à lancer des clous de chemin de fer sur des voitures. L’ambivalence des émotions suscitées par ce film s’explique par la méthode de tournage de Pialat : il laisse le film vivre, ce qui lui donne ce quelque chose qui le rend unique  : une touche de sincérité.

3. Rencontres avec le monde du cinéma

A. Rencontre avec Frantz Maillart, vu par les élèves du lycée Sud Médoc au Taillan Médoc (académie de Bordeaux)

Une interview filmée par Cameline Kouache et Johanna Pico.

maillartNous sommes heureuses de pouvoir vous faire rencontrer à travers trois vidéos le talentueux Frantz Maillart. Nous commencerons d’abord par chercher à comprendre qui il est, puis nous découvrirons ce qu’il voulait devenir avant d’avoir l’idée d’être acteur, comment il est parvenu à l’être et quels sont ses projets en cours. Pour finir, nous entendrons quelle est la difficulté de la vie d'acteur au-delà de l’image qu’on reçoit puis découvrirons dans quelles séries, courts métrages et publicités nous pouvons le retrouver...
Regarder les vidéos en ligne : partie 1partie 2, partie 3.

B. Journée d'atelier cinéma avec les élèves du lycée Pierre Larousse à Toucy (académie de Dijon)

Une vidéo réalisée par les élèves du lycée Pierre Larousse.

atelier cinéma

Le 7 avril 2017 a eu lieu, à la cité scolaire de Toucy, la première journée de réunion des ateliers cinéma de l’Yonne. Étaient présents des élèves des collèges de Charny et d’Avallon (Maurice Clavel), ainsi que des lycées Fourier d’Auxerre et Pierre Larousse de Toucy. Au total, environ quatre-vingts élèves ont pu partager leur expérience du cinéma, rencontrer des professionnels et bénéficier de différents ateliers de pratique artistique, dans une ambiance aussi concentrée que conviviale. Les élèves de 1ère L du lycée Pierre Larousse ont pu mettre en valeur leurs réalisations autour du Prix Jean Renoir et les présenter à d'autres élèves.
Regarder la vidéo en ligne.

pictogramme lycéeII. AU LYCÉE

1. Vie culturelle au lycée 

A. A la découverte des films  "Le fils de Jean" et "Baccalauréat", dramatiques et bouleversants, par les élèves du lycée Georges-Leygues à Villeneuve-Sur-Lot (académie de Bordeaux)

Une vidéo réalisée par Julia Arnold.

     C'est la première fois que le lycée général et technologique Georges-Leygues, basé dans la jolie commune de Villeneuve-Sur-Lot, participe au Prix Jean Renoir des lycéens. La classe de 1ère littéraire, accompagnée par Madame Catellin, professeur de llttérature ainsi que de Madame Marmorat, professeur d'histoire-géographie, est partie à la rencontre des films "Baccalauréat"  de Cristian Mungiu et "Le fils de Jean" de Philippe Lioret. Le cinéma d'Art et essai, l'Utopie (à St Livrade) les a accueillis durant toute une matinée afin de visionner ces deux films. Les élèves ont pu débattre à chaud de leurs sentiments  avec la classe mais aussi avec le personnel du cinéma.
     Moi, Julia Arnold, élève de terminale littéraire, j'étais avec eux. Les deux professeurs, informées de ma passion pour le cinéma et de mon projet professionnel dans le monde du 7éme art, m'ont proposé de joindre le groupe. J'ai intégré la classe avec joie, pouvant m'exprimer ou encore écrire mon opinion à propos des œuvres que nous avons visionnées tout au long de l'année. film Julia
     J'ai  voulu témoigner de notre expérience en vidéo : l'arrivée au cinéma, la bonne ambiance, le partage d'un moment convivial et émouvant ensemble. Cette vidéo illustre parfaitement nos séances    de l'année, certes  un peu désordonnées, mais pleines d'échanges et de débats captivants. Je suis venue les rejoindre dans leur classe un matin pour recueillir leurs témoignages à propos des deux films que nous avions regardés la veille. Une belle luminosité, des élèves enjoués, souhaitant exposer leur avis, m'ont permis de capter l'instant. Ces témoignages "bruts" sont d'autant plus vrais qu'ils ne sont pas improvisés, ni préparés. Un rapide montage, pour enlever les fous rires ou encore les bafouillages et le tour est joué !...
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B. Les goûts cinématographiques des élèves du lycée Berthelot, de Questembert (académie de Rennes) 

Une vidéo réalisée par Lou-Anne Le Cam, Kaoura Crolas, Mewen Nicolas, et Capucine Lancien.

Le cinéma est un monde ouvert sur plusieurs genres, plusieurs univers, sur différents points de vue prenant forme à l’écran. Depuis son origine, le cinéma attira la curiosité du spectateur car la féérie peut enfin prendre vie. Les films font naître en nous, comme la musique, le théâtre ou la photographie, un élan de tendresse, de dégoût, de peur, d’empathie face à une situation, un personnage fictif qui nous marquera. Le cinéma procure des sensations, des émotions. Plusieurs élèves de terminale littéraire ont été interrogés sur leurs goûts cinématographiques. Cette vidéo montre la sensibilité de chacun. Le questionnaire ne se limite pas aux films du prix Jean Renoir des lycéens mais s'étend à beaucoup d'autres références qui composent l'univers du cinéma. En effet les questions peuvent aller de James Cameron à Léonardo Dicaprio en passant par Stanley Kubrick. Enfin, les élèves proposent une épitaphe pour le cinéma. Toutes ces questions ont été écrites par Lou-Anne, Kassandra et Kaoura avec l’aide de notre professeur de philosophie, Monsieur Robert. Chez certains élèves la réponse est réfléchie, chez d’autres les réactions sont plus instinctives. Voici les réponses proposées par quelques élèves.
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maximeMaxime : "Je crois que je n’ai jamais pleuré devant un film."

 

aliceAlice : "une épitaphe pour le cinéma ? Mais il ne mourra pas !"

louLou : "Le film qui m'a le plus ému ? Shrek !"

 C. Le Prix Jean Renoir des lycéens au quotidien, vu par les élèves du lycée Dumont d'Urville de Toulon (académie de Nice)

Une vidéo réalisée par Enzo Martinez.film enzo

Enzo, référent de son lycée a voulu en savoir plus sur la mise en place du Prix Jean Renoir des ycéens dans sa classe, en interviewant sa professeur. Il témoigne aussi de l'engouement des élèves, de leur travail et de leur coup de coeur de cette année... Regarder la vidéo en ligne.

2. Les métiers préparés en lycée professionnel

A. Le Bac Pro ASSP (Accompagnement, soins et services à la personne) vu par les élèves du lycée Pablo Picasso de Périgueux (académie de Bordeaux)

Une vidéo réalisée par Mélaine Béraud et Marie Boyer.

film ASSPMarie suit la formation Bac Pro ASSP, qui lui permettra de posséder les compétences nécessaires pour travailler auprès de familles, d'enfants, de personnes âgées ou de personnes handicapées. Sa future mission : les assister dans tous les gestes de la vie quotidienne et les aider à maintenir leur vie sociale..
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B. Le Brevet et Métiers d’Art Verrier Décorateur vu par les élèves du lycée le Corbusier de Tourcoing (académie de Lille)

Une vidéo réalisée par les élèves du lycée Le Corbusier.film le corbusier

Les élèves du lycée Le Corbusier ont réalisé le trophée du Prix Jean Renoir des lycéens. Leur vidéo nous permet de suivre les étapes de leur travail, tout en découvrant leur formation.
Regarder la vidéo en ligne.

 


 Lettre d'information réalisée par les élèves référents du Prix Jean Renoir des lycéens, 
sous la supervision d'Anne-Sophie Chilard du journal Phosphore

Pictogrammes réalisés par Mélaine Béraud et Florian Rouvière

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