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Auray : dynamiques de localisation des activités et des hommes

Auray : trois phases du développement urbain

Le port de Saint Goustan sur la rivière, à l'est,  avant 1860

Sur la carte topographique, on distingue la ville haute sur la rive ouest de la rivière d’Auray et le port de Saint Goustan sur la rive est. C’est l’endroit le plus en amont que pouvaient atteindre les navires lors des marées hautes, ce fut donc le point de fixation d’une activité portuaire florissante jusqu’au XIXe siècle. De plus Saint Goustant fut longtemps le meilleur point de franchissement de l’Auray : au nord les marécages rendent le franchissement difficile, plus au sud la rivière devient trop large.

Le chemin de fer et le glissement des activités et de l'habitat vers le nord
 
L’arrivée du chemin de fer en 1862 place la gare à 4 KM au nord de la ville, ce qui marque une diagonale de fixation des activités et des logements : Auray est donc progressivement écartelée entre son port qui périclite peu à peu à la fin du XIXe siècle et sa gare, symbole de la modernité, qui assure des liaisons plus rapides avec Paris, plaque tournante du chemin de fer vers Pontivy et Quiberon.
La carte de 1960 permet de retrouver ce glissement vers le nord et la gare apparait bien comme un point de fixation des activités et des habitats. Une lecture à grande échelle de la carte permet d’identifier précisément les lieux.
Carte topographique Auray 1960 port de Saint Goustan
 
L'autoroute et le glissement vers le sud des activités de nos jours
Aujourd’hui, on remarque sur la carte actuelle que la ville est contournée par le réseau autoroutier breton qui passe au sud et on assiste à nouveau à un changement de polarité : zones industrielles et zones commerciales privilégient la proximité des échangeurs routiers pour leurs implantations. L’habitat semble suivre peu à peu ce nouveau tropisme.

carte topographique Auray aujourd'hui autoroute au sud

Montrer les nouvelles logiques d’occupation de l’espace induites par les infrastructures de transport.
Le résultat visible ici comme ailleurs : la voie ferrée dans la deuxlème moitié du XIXe siècle, l’autoroute un siècle plus tard, ont conduit à un élargissement de la ville, à un étalement urbain qui génère des déplacements plus longs et désormais motorisés. On mesure l’impact de ces nouvelles mobilités sur la consommation d’espaces et on peut se poser la question du devenir d’un tel modèle.
 
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  • Aménager la ville Villes et développement durable (thème 3 - Seconde générale)
  • Mon espace proche : paysages et territoires (Sixième)
  • Transformations de l'espace productif et décisionnel (Terminale professionnelle)
  • Mobilités de la population (notion de périurbanisation à différentes échelles - Terminale professionnelle)